Olivier

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Camp printemps 2026 > les Benjamins

Les Benjamins à Carabelle

Comme toujours les Benjamins ont durant ce camp partagé de super aventures et souvenirs !
Ils ont su montrer aux inspecteurs de l’Éducation nationale et aux parents Simpson qu’ils sont de super enfants motivés et obéissants, puis ont départagé dans les règles de l’art les humains et les vampires, et les requins et les surfeurs. Les BJ’s ont également tagué une magnifique fresque, aidé un roi à déménager tout son château en sécurité et appris à pratiquer les arts martiaux.
Comme à chaque camp, ils ont rejoint la team Scooby pour résoudre un nouveau mystère : la Poupée hantée Indienne. Les Benjamins ont enquêté, se sont déguisés, ont cherché et ont mis en place des pièges, mais ce qui leur a vraiment permis d’élucider ce mystère, c’est leur débat sur la bienveillance. Chacun a montré une belle remise en question qui a permis de comprendre que la méchanceté de la poupée avait comme origine le rejet et la cruauté. Ainsi ils ont pu la démasquer et lui montrer que les Benjamins sont un groupe bienveillant.
Bien évidemment, ils n’ont pas oublié de se prélasser au bord de la piscine pour bien se reposer après toutes ces aventures. À bientôt chers Benjamins pour le Grand Camp !

Matilde

2026-04-27T19:18:35+02:00

Lettre du Villard – Avril 2026

Le 15 avril 2026

Bien cher ami,
Nous sommes heureux d’apprendre que votre retour vers notre « petit cap au bout de l’Asie », comme disait Paul Valéry, est confirmé. Vous n’en connaissez pas la date précise, mais vous craignez de ne pouvoir faire un petit crochet par le Villard avant de retrouver vos activités. Nous en sommes, vous vous en doutez, un peu attristés ; vous vous doutez bien, également, que nous sommes convaincus que, si ce devait être le cas, nous n’interpréterions pas cela comme une marque d’indifférence de votre part. Mais nous le regretterions ! Que voulez-vous… Nous craignons tant maintenant que les occasions perdues ne se représentent plus !
« Le temps perdu ne se rattrape jamais ! », émit sentencieusement le colonel Gastinel avec qui nous étions allés rendre visite, accompagnés de Mimiquet, à l’ami Béraud qui avait « pris un coup de froid ». Notre ami dolent, qui garde l’esprit vif, a ajouté en complétant la citation de Jules Renard « Alors, continuons de ne rien faire… » Pour aller dans le sens de Gastinel, j’ai noté qu’il a pu nous arriver d’utiliser cette expression, mais sans toujours y accorder trop d’importance, parce que nous pensions, en fait, que ce que nous aurions pu faire dans ce laps de temps, pourrait trouver à se réaliser en d’autres occasions. « Mais il arrive une heure, n’est-ce pas, où on est de moins en moins certain de pouvoir rejouer la partie. Cela dit, on ne parle généralement de temps perdu que lorsqu’on a conscience d’avoir laissé filer un temps qu’on n’a pas su ou voulu bien utiliser. » Beraud n’a pu s’empêcher de rappeler le mot que Suétone1 attribue à l’empereur Titus : « Diem perdidi », c’est-à-dire, j’ai perdu cette journée qui vient de s’écouler sans m’être employé à faire le bien qui était à ma portée. « Ah ! Titus ! coupa Gastinel, goguenard, les délices du genre humain, comme l’appelle votre ami Suétone. Vous plaisantez ! C’est un des grands malfaiteurs de l’Humanité ! Car c’est à cause de lui qu’une partie du monde est encore à feu et à sang ! » Je lui demandai d’expliquer cette diatribe. « Mais, si votre délice du genre humain n’avait pas détruit Jérusalem et contraint les Juifs à la diaspora, ceux-ci seraient restés en Palestine, n’auraient pas lutté ensuite pour retrouver leur “Terre promise” et ne seraient pas en conflit permanent pour la conserver ! Ce qui, par un irréversible effet domino, nous met dans de beaux draps ! »
Un irréversible effet domino
« Votre explication est peut-être un peu courte, glissa Béraud, car rien ne dit que les Hébreux, qui étaient déjà colonisés par les Romains, auraient pu résister à l’expansion de l’islam au viie siècle qui a balayé de la région l’Empire romain d’Orient. Si cela peut vous consoler, cependant, sachez que Titus en a été bien puni, puisque d’après le Talmud de Babylone2, Dieu a envoyé une mouche qui, entrée dans son nez, lui a dévoré le cerveau ! » « Je ne sais pas si vous n’êtes pas un peu cynique, cher ami », glissa à Gastinel la femme de Béraud venu lui apporter une tisane ; « lorsque vous dites que nous sommes dans de beaux draps, vous paraissez ne vous intéresser qu’à ce que l’Europe ressent de la guerre en cours. Les “beaux draps” dans lesquels nous nous trouvons ne servent pour le moment qu’à éponger les sueurs froides que nous éprouvons en payant notre essence ; peut-être deviendront-ils des suaires, en filant la métaphore, si la prolongation de cette guerre affecte plus amplement notre économie. Mais qu’est cela par rapport à ce que doit être la guerre vécue dans sa propre chair ? Je pense que les décennies de paix dont nous avons bénéficié nous empêchent d’imaginer sa réalité. » Son mari reprit : « Avec ce qui a commencé en Ukraine et s’est poursuivi en Iran, nous avons pris l’habitude d’assister à des spectacles de drames, nous sommes devenus observateurs distants de situations que, si nous avions eu les moyens de nos ambitions, nous aurions peut-être jugées inacceptables. Nous en sommes restés au discours qui était attendu pour ne pas paraître trop éloignés des principes que nous affichons, mais nous avons le cœur sec. » Gastinel lui concéda qu’effectivement nous n’espérions qu’une chose, c’est que cela se termine, pour que nous ne risquions pas d’en subir des effets plus douloureux. « Et même, ajouta-t-il, si nous avions eu les moyens de lutter contre l’inacceptable, qu’aurions-nous fait ? Comment des intérêts contraires pourraient-ils déboucher sur une situation équilibrée ? »
le mythe de Sisyphe
« Rien n’est jamais acquis… », continua-t-il en chantonnant, citant le poème d’Aragon3 que Brassens a mis en musique. « Rien n’est jamais acquis et tout est un éternel recommencement ; c’est un peu le mythe de Sisyphe, non ? » Mimiquet l’ayant interrogé pour savoir qui était ce Sisyphe et ayant appris qu’il avait été condamné par les dieux à refaire éternellement la même tâche, remarqua qu’en définitive, en devant balayer chaque jour la poussière qui se déposait inéluctablement sur son sol, il partageait la condition du héros mythologique. « Ça alors, fit-il dubitatif, si on m’avait dit que mon balai faisait de moi un héros ! » « Tu vois, lui dit Béraud, dans ta grande sagesse, tu rejoins Camus car il conclut : Il faut imaginer Sisyphe heureux »4.
Nous espérons que lorsque vous reviendrez de Chine le monde se sera un peu assagi, et que vous pourrez reprendre vos activités dans un contexte, disons normal.
N’oubliez pas de nous envoyer quelques photos de l’escapade que vous faites en ce moment au Viet Nam, dans ce pays où ont pris racine tant de souvenirs de nos familles.
Ce petit mot traduira assez, j’espère, nos pensées les plus amicales.

P. Deladret

  1. Historien latin (vers 70-140).
  2. Cité par Israël Lévy, « La mort de Titus », Revue des études juives, 1887.
  3. Il n’y a pas d’amour heureux, 1943.
  4. Le Mythe de Sisyphe, essai d’Albert Camus, 1942
2026-04-27T19:13:56+02:00

Édito mai 2026 > Dieu très bas

Nous célébrons bientôt, dans la dynamique du temps de Pâques, la fête de l’Ascension du Seigneur. Solennité étonnante, car tout au long de son existence sur terre, Jésus a fait le choix de se faire humble, proche des plus petits, des plus méprisés, des blessés de la vie, des rejetés de la société et de la religion. Il nous a ainsi révélé un visage de Dieu bien différent des représentations traditionnelles, qui insistent sur la gloire, la puissance et l’honneur. D’ailleurs on se figure souvent cette fête comme une glorification.

Retour au Père
Le symbole de l’Ascension est plutôt celui du retour au père, dont la présence est traditionnellement située dans les cieux. C’est par son humilité, son abaissement et sa proximité avec les plus petits de la terre que Jésus s’est montré le plus proche de l’authentique visage de Dieu. Lorsque Jésus partage la vie des plus bas dans l’échelle sociale des hommes, c’est alors qu’il est le plus divin et qu’il se révèle vraiment Dieu incarné. Cela donne tout son sens à cette fête de l’Ascension qui vient couronner la passion et la mort ignominieuse sur la croix : c’est quand il est au plus bas que Jésus est en fait le plus fidèle au projet de Dieu et qu’il incarne le mieux la Bonne Nouvelle chrétienne. L’Ascension n’est pas une récompense mais la continuité de l’incarnation de Jésus qui s’est fait petit, de sa naissance à sa passion sur la croix, et qui se révèle ainsi vraiment Dieu. On pourrait dire que la gloire de Jésus, c’est précisément son humilité, son abaissement, son enfouissement. Il est au plus haut de sa mission et de l’incarnation de Dieu quand il se fait le plus petit et le serviteur de tous.

Révolution
Si nous devions chercher un critère d’authenticité du message chrétien pour justifier le choix de cette voie religieuse parmi d’autres, ce serait, me semble-t-il, dans ce paradoxe apparent que nous le trouverions : le très-haut se révèle dans le plus petit. Les hommes ne sauraient inventer cela. Si nous devions imaginer un personnage qui incarnerait la divinité, nous ferions sans doute ce que font les hommes depuis la nuit des temps : ce serait un être fort et puissant, qui utiliserait les armes du pouvoir pour rétablir la justice et imposer aux hommes de bien agir. Ce serait un super-héros, un roi, un empereur, un président puissant, un justicier. Mais que la puissance de Dieu se révèle dans sa capacité à aimer sans condition, à pardonner, à prendre soin des ceux qui sont aux yeux des hommes les moins « aimables », c’est révolutionnaire, et je me dis que ça ne peut venir que de Dieu lui-même qui s’autocommunique et se révèle dans sa singularité.

Conversion
Il est tout à fait compréhensible que l’immense majorité des juifs du temps de Jésus n’aient pas pu reconnaître dans cet homme humble et modeste le Messie annoncé et attendu. Ils espéraient un libérateur, un roi, mais pas un Messie pauvre, pacifiste, humble et vulnérable. Nous avons aussi parfois du mal à saisir cet aspect vraiment original du message chrétien, et nous résistons à faire notre cette manière de vivre. Il n’est qu’à regarder comment le président des États-Unis réagit aux discours du pape Léon sur la paix. Donald Trump et ses collaborateurs n’ont de cesse de dénigrer et de discréditer le pape lorsque ce qu’il dit ne va pas dans le sens de leur manière de voir les interaction humaines fondées, selon eux, sur la force, la manipulation, la peur et la haine. Selon la logique des hommes, il faut lier la gloire et la puissance, alors que dans la pensée chrétienne, c’est la gloire et la croix qui sont liées, pour reprendre le titre d’une œuvre magistrale du théologien Hans Urs von Baltasar. C’est tout le sens de l’incarnation, de la Bonne Nouvelle chrétienne : la puissance de Dieu se révèle dans sa capacité à aimer, à pardonner, à encourager, à toujours espérer, à croire en l’homme… Et Dieu nous invite à incarner à notre tour cette Bonne Nouvelle dans nos vies et dans nos relations avec les autres.

Olivier

2026-04-27T19:09:47+02:00

Camp printemps 2026 > les Jeunes Cadets

Les Jeunes Cadets à Carabelle

Les Jeunes Cadets sont de retour pour de nouvelles aventures à Carabelle. Un camp rempli de bonne humeur, la dernière ligne droite avant le grand camp ! À peine arrivés, les jeunes ont directement été plongés dans l’univers de l’école d’Avatar, le dernier maître de l’air, où ils ont pu travailler en équipe pour devenir la meilleure classe de l’école. Les JKD ont eu la chance de profiter de quelques moments à la piscine, entre détente et baignade pour les plus courageux ! Au programme également, un grand parcours et une chasse aux chocolats pour aider les lapins de Pâques à retrouver leur récolte. Tous les JKD, très motivés, ont pu manger les chocolats qu’ils avaient retrouvé. Ensuite, une visite très inattendue de Super Nanny et Pascal le grand frère pour les surveiller de plus près. Ils les ont fait travailler sur leur mémoire et leur discipline. Après une bonne nuit de sommeil, les Jeunes Cadets ont retrouvé les 7 nains pour de nouvelles aventures sous le soleil de Carabelle ! Petit problème : un nain parfait qui fait complexer les autres 7 nains. Pour y remédier, les enfants ont participé à des jeux pour lever le masque à ce nain et se rappeler que personne n’est parfait. Il s’en est suivi une discussion sur la question des différences. Ce camp fut une fois de plus une réussite grâce à la météo et surtout la bonne ambiance qui était au rendez-vous ! On attend avec impatience le grand camp de Larche !

Julie & Louison

2026-04-27T19:20:23+02:00

L’Évangile du mois de mai 2026

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous, tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Le contexte
Aussitôt après la résurrection, Jésus donne rendez-vous à ses disciples en Galilée. Ils ne sont plus que onze puisque Judas s’est suicidé. C’est alors que Jésus donne un discours d’adieu bref mais particulièrement saisissant. La Tradition place cela quarante jours après Pâques.

À propos des disciples
Les disciples ne semblent pas vraiment prêts à cette rencontre. Le doute qu’ils expriment est révélateur. De fait, comment ne pas se sentir proches de ces disciples qui doutent ? Souvent, la foi s’affermit par des moments de doute que l’on surmonte. En même temps, comment Jésus peut-il confier la « promotion du message évangélique » à des personnes qui l’ont à peine assimilé ? C’est l’occasion de rappeler cette formidable confiance que Dieu fait en l’homme et en l’Église. La mission confiée aux apôtres semble bien être une folie. Mais ils ne sont pas seuls dans cette entreprise : cet engagement n’est pas d’abord le nôtre mais celui de Jésus. Parfois, tel ou tel engagement peut paraître bien lourd à porter ou à assumer, être animateur à l’œuvre par exemple ou prendre des responsabilités dans une association. En effet, mais n’oublions pas que c’est Dieu qui passe par nous. Il a voulu avoir besoin de nous, alors soyons sans inquiétude, Dieu est avec nous. C’est d’ailleurs le nom que Jésus reçoit dès avant sa naissance de Dieu « Dieu-avec-nous » ou Emmanuel. Ce nom est repris tout à la fin de ce passage : Je suis avec vous.

Au nom du Père, et du Fils 
et du Saint-Esprit
Cette expression est tellement habituelle pour les chrétiens qu’elle peut passer inaperçue dans ce passage d’Évangile. Pourtant, elle est unique dans les quatre Évangiles. « Au nom de » est une formule habituelle dans la Bible qui rappelle l’unicité de Dieu ; en même temps, les trois personnes sont bien nommées et bien distinctes. Lorsque Jésus invite ses disciples à baptiser au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, cela signifie que le baptême nous plonge dans la Trinité, cet Amour qui circule, se donne et se reçoit sans cesse. La Trinité n’est pas incompatible avec l’unité de Dieu parce que ses trois personnes sont unies comme les doigts d’une main.

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps »
Cette dernière phrase de l’Évangile est particulièrement réconfortante. Nous avons là le rapprochement étonnant entre deux durées : l’une à notre mesure : tous les jours, donc chaque jour, et l’autre au-delà de notre portée, la fin des temps. Autrement dit, toute inquiétude quant à la fin des temps est sans consistance puisque la présence du Ressuscité « avec nous » est promise au cœur de notre existence quotidienne. La présence de Dieu n’est pas pour un plus tard mais pour aujourd’hui et toujours.

La boucle est bouclée
Au début de l’Évangile, Jésus arrive et nous dit la proximité de Dieu à notre égard. À la fin de ce même Évangile, Jésus s’en va mais ne nous laisse pas orphelins puisque l’Esprit Saint nous permet d’être avec Dieu par-delà les limites d’espace et de temps..

Didier Rocca

Le mot du mois : Ascension
Jésus qui monte au Ciel (son ascension) exprime son passage du visible à l’invisible. Les récits d’apparition n’ont qu’un but : montrer que Jésus est vivant, mais de telle sorte qu’on ne le reconnaît pas au premier abord. Il est « ailleurs ». Matthieu lui fait dire : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des siècles. » Mais ce Dieu-avec-nous n’est plus perceptible avec les yeux, seulement par la foi. Gardons-nous bien de concevoir l’Ascension de Jésus comme un déplacement spatial : Jésus ne s’évade pas dans les galaxies. Il est plutôt passé de l’autre côté du voile, ce voile que seul peut percer le regard de la foi. Épreuve pour la foi que ce nouveau corps que l’Esprit va lui donner et que nous appelons Église.
D’une certaine façon, l’Église est ce voile qui cache et révèle à la fois. Le mouvement vertical du Christ se double d’un déplacement « horizontal », celui des disciples à la surface du globe. Ascension et envoi sont toujours liés : « Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre. Partez donc, de toutes les nations faites des disciples. »

2026-04-27T19:12:27+02:00

Camp printemps 2026 > les Cadets

Les Cadets à Carabelle

Bonjour chers parents et amis,
Vos enfants se sont vraiment bien amusés. Le premier jour, dimanche, nous étions avec les Benjamins pour célébrer la messe, un jeu commun, puis ils sont partis. Le soir nous avons eu une veillée sur la spontanéité qui s’apparente à une guerre des sifflets.
Le lundi le jeu du matin était fait par des enfants (Nathanael, Sacha et Clément) ils ont été top. L’après midi, le jeu était des vacancières et le premier jeu un jeu de mots par rapport aux vacances au soleil, puis une bataille navale avec des bombes à eau.
Le mardi ce fut la journée à thème : nous avons été en Afrique pour découvrir ses différentes cultures. Le matin les enfants ont fait un parcours pour retrouver des souvenirs puis en faire une histoire. L’après midi, ils ont retrouvé la CAN grâce à une guerre des drapeaux. Le soir ils ont fait une chasse au trésor qui s’est avérée très drôle.
Le mercredi, ils ont eu la visite de Top Chef : d’abord un relais pour avoir soit des avantages soit des malus, puis ils ont fait des cookies avec ces malus. Les cookies étaient vraiment délicieux, bravos à nos petits chefs. L’après-midi le jeu était présenté par les jeunes (Capucine, Adèle et Marie) : leur univers était Léna Situation, et ils nous on fait voyager pour créer des vlogs sur les pays. Le soir c’était déjà la dernière veillée : ils ont pu voir les Dafts Punk. Ils ont dansé grâce à des indications, ils ont ensuite fait un relais et enfin ils ont créé une chorégraphie.
Nous arrivons déjà au dernier jour malheureusement. Le matin, ce fut ménage puis, l’après-midi, piscine comme tous les jours du camp, avec une discussion spirituelle au bord de la piscine sur l’acceptation de l’autre et des différences. Cette discussion a été très enrichissante pour chacun d’entre nous.
Il est déjà temps de rentrer à Marseille mais nous avons passé un super camp avec les Cadets et nous avons hâte de les voir au grand camp.
À bientôt pour de nouvelles aventures !

Camille

2026-04-27T19:22:03+02:00

Camp printemps 2026 > les Grands Cadets

Les Grands Cadets à Orcières

Nous sommes arrivés mardi à Orcières, dans la maison des Iris qui a été notre solution de repli pour cause de mauvaises conditions météorologiques annoncées (mais en fait on a eu beau temps). On a pique-niqué sur place puis on a fait un jeu sur le thème de Pâques et des lapins, avant une veillée animée autour des renards et des poules. Le mercredi matin on a démarré en deux groupes avec un loup-garou un peu spécial, sans loups-garous ! L’après-midi on avait un jeu animé par Klatoo, Caramélo et Etno, et le soir une veillée sur le thème des sorciers et sorcières avant d’aller dormir. Le jeudi c’était la fameuse journée à thème avec Gérard, le directeur de l’asile, Bernard, le gardien, Jean-Quête, le célèbre enquêteur et Simon, le médecin, et les fous, c’était nous ! Une journée vraiment chargée et mouvementée, une seule équipe a gagné et leur slogan c’était « attraper les fous c’est fasil », allez voir sur leur insta ! Le vendredi matin c’était Espagne contre France et bien sûr l’Espagne a gagné, l’après-midi on a fait une super rando avec une baignade en rivière et même dans la neige pour les plus courageux. Le soir c’était notre dernière soirée avec des burgers à la carte, un cinéma et une belle discussion sur les différences entre nous et le rejet. Samedi, jour du départ, on a fait le ménage, le bilan de camp, un dernier repas, et une balle américaine pour bien se souder avant de rentrer à Marseille. Un grand merci à tous les animateurs pour ces moments inoubliables, on s’est régalé !

Mathilde

2026-04-27T19:24:16+02:00

Lettre du Villard – Mars 2026

Le 15 mars 2026

Bien cher ami,
Nous nous réjouissons que vous ayez pu vous rendre à Xi’An pour admirer, sur la Route de la Soie, les huit mille soldats de l’armée en terre cuite, qui, au demeurant, ne sont pas les seules merveilles à découvrir dans cette province. Au fil des mois, vous progressez dans votre connaissance de cette civilisation chinoise qui, s’il faut en croire notre ami Gastinel, toujours un peu excessif, n’aurait d’égale que celle de notre Europe chrétienne. Béraud se demande s’il connaît assez les autres civilisations pour être aussi péremptoire ; j’ai ma petite idée, mais et je me garde d’intervenir car je ne suis pas assez assuré de mes arguments.
À défaut de parcourir un monde nouveau, nous trouvons au Villard notre bonheur en nous promenant dans les sites que nous connaissons et auxquels nous pouvons encore accéder en raquettes. C’est à l’occasion d’une de ces balades que Gastinel, qui, faisant la trace sur une forte pente et s’étant rendu compte qu’il avait pris une mauvaise direction, a observé qu’il était heureux que nous soyons peu nombreux car rebrousser chemin lorsqu’on s’est trompé de direction est plus facile lorsqu’on est à la tête d’un petit groupe que lorsqu’on mène toute une escouade. « Vous pouvez transposer votre remarque dans d’autres domaines », lui dit Beraud. « Vous constatez, par exemple que, pour les partisans de la pensée informelle et, à mes yeux laxiste, qui imprègne aujourd’hui notre société, la moindre prise de distance par rapport à la Doxa1, la moindre allusion à d’hypothétiques erreurs de jugement, est l’expression d’un esprit réactionnaire. Il n’est pas question de se remettre en cause, que l’on se soit trompé ou non de direction. Et pourtant, même l’Église, qui est rarement présentée comme un courant de pensée avant-gardiste, a toujours su qu’il fallait être “à temps et à contretemps” ! »
Duplicité ou sottise ?
L’ami Poulenc, qui n’était pas tout à fait à son aise dans le mouvement de conversion2 qu’il effectuait, a convenu que changer de direction était parfois bien délicat. « J’en sais quelque chose, fit Mimiquet, qui s’était joint à nous ce jour-là ; pour reculer vers la gauche avec la remorque attelée au tracteur, il faut que je commence par braquer à droite. Allez l’expliquer ! » « Je ne voudrais pas, dit Gastinel, être à la place de ceux qui font profession d’éclairer les autres et qui se rendent compte qu’ils les ont aventurés sur un mauvais chemin. » « L’histoire montre, nota Béraud, que ces situations sont rares, par ce que les dispositions d’esprit qui les ont conduits à leur aveuglement leur font occulter la réalité. Notre société est dans le déni parce qu’elle ne cherche pas à savoir ce qui découle des actes qu’elle pose : duplicité ou sottise ? » « C’est un peu ce que je me demandais, fit Mimiquet, en lisant les programmes des candidats pour l’élection municipale ; on va donner du travail à tout le monde, purifier l’air, raboter les chemins et – pourquoi pas – interdire les expériences nucléaires sur le territoire de la commune. En votant, j’ai fait un peu comme si je croyais que ça puisse servir à quelque chose. » « Oui, reprit Béraud, on cherche dans les “professions de foi” des candidats, comme on dit aujourd’hui, ce qui paraît le moins farfelu et qui pourrait permettre d’améliorer la course du bateau sur lequel on est embarqué. »
Le Tigre et le Lion
« Embarqués, c’est bien le mot, reprit Gastinel, dans cette guerre au Moyen-Orient, où, si j’ai bien compris, l’Iran se défend contre les attaques de ceux qui ont acquis la certitude qu’il voulait les anéantir et, ce faisant, s’en prend à ceux qui ne l’aident pas. Démêler le vrai du faux dans la recherche de la cause première est peut-être hors de notre portée tant la lecture de l’Histoire de cette partie du monde est conditionnée par des a priori. » Il m’est alors venu à l’esprit la remarque d’un des personnages de la Tour d’Ezra3 qui raconte l’histoire de Juifs venus fonder une colonie en 1938 en Palestine : « Nous ne pouvons pas nous permettre de comprendre la position des autres. » Sans doute leurs ennemis pensent-ils de même. « Un seul fait est certain, ajouta le colonel, c’est que si la guerre n’est pas à ce jour à nos portes, elle commence à modifier le cours de nos vies. » « Une autre chose est certaine, fit Béraud, c’est que si les États-Unis ne parviennent pas à leurs fins, ils mériteront plus que jamais le surnom de Tigres de papier que leur avait donné Mao. » « Et, ajouta Poulenc, qui ne dédaigne pas les rapprochements osés, que se passera-t-il si le Tigre de papier se casse les dents en essayant d’aider le Lion des Pahlavi4 à récupérer son trône ! Nous serons dans de beaux draps ! Espérons que les besoins en pétrole de la Chine conduiront rapidement le successeur du Grand Timonier à reprendre la barre en mains pour sécuriser le golfe persique et permettre à ses pétroliers – ainsi qu’aux nôtres – d’y évoluer sans risque. »
Et, au fait, comment voit-on ce drame depuis les bords du Huangpu ? Est-on, là-bas, comme, paraît-il, le conseille Lao-Tseu, assis au bord du fleuve en attendant de voir passer le cadavre de ceux dont on ne peut oublier l’offense, c’est-à-dire les Occidentaux ? Car il faut bien dire, n’est-ce pas, que depuis le Sac de Pékin5, les chinois ne nous ont jamais vraiment pardonné. Et au fait – encore – Lao-Tseu a-t-il toujours sa place dans le panthéon chinois ?
Vous le constatez, nous brûlons de connaître votre avis sur mille sujets ! Ce qui – mais vous ne pouvez en douter – traduit assez notre amitié.
Qu’il nous est toujours agréable de vous exprimer.

P. Deladret

  1. Doxa : « Ensemble des opinions, des préjugés et des présuppositions sur lesquels se fonde toute forme de communication. »
  2. Mouvement consistant à mettre les skis dans la direction opposée à celle suivie jusqu’alors.
  3. La tour d’Ezra, Arthur Koestler, 1947.
  4. Le Lion des Pahlavi est le symbole de la dynastie iranienne.
  5. Sac de Pékin : Pillage et destruction en 1860 du Palais d’Été par les Français et les Anglais.
2026-04-27T19:14:32+02:00

Camp hiver 2026 > les Benjamins

Les Benjamins à Larche

Dès le départ, le mardi matin, l’excitation était au rendez-vous. Installation dans les chambres, premières retrouvailles, l’aventure pouvait commencer. Les journées sur les pistes ont été un vrai succès. Progrès impressionnants, premières descentes pour certains, virages de plus en plus assurés pour d’autres… et bien sûr quelques chutes, toujours suivies de grands fous rires. Les BJ’s peuvent être fiers d’eux ! En dehors du ski, la semaine a été rythmée par de super moments comme notre journée à thème autour de Scooby Doo dans le village des esquimaux, grands jeux tous ensemble, des veillées toujours plus incroyables, soirée film, sortie raquettes et luges sans oublier les superbes jeux organisés avec brio par les GKD’s. L’ambiance était vraiment belle, avec beaucoup d’entraide et un authentique esprit d’équipe.
Nous avons aussi pris le temps de nous poser avec la messe et les temps de prière, des moments simples mais importants, qui ont donné encore plus de sens à cette semaine.
Dimanche, les valises étaient prêtes… et les souvenirs nombreux. Fatigués, oui, mais surtout heureux et fiers de tout ce qu’ils ont vécu. Merci pour votre confiance. Les enfants ont été formidables. On repart avec des rires plein la tête et on a hâte de les revoir pour le camp de Pâques !

Samy

2026-03-24T11:49:04+01:00

Édito avril 2026 > Le salut

Avec la grande fête de Pâques, nous célébrons la résurrection de Jésus, la victoire de la vie sur la mort, le salut de l’humanité. Mais qu’est-ce que le salut. De quoi sommes-nous sauvés ? Et comment sommes-nous sauvés ?

La vie éternelle
Le salut, pour les croyants, c’est la vie éternelle. Nous sommes donc sauvés de la mort. Ce qui implique que le projet de Dieu n’est pas de nous juger pour nous condamner mais de nous offrir la vie, la rédemption, le pardon. Dieu n’est pas un juge qui cherche à punir, mais un justicier qui vient lutter contre le mal. Il ne nous domine pas à distance pour peser nos vies à la balance et nous condamner selon nos mauvaises actions, mais il vient nous accompagner de son amour bienveillant pour que le bien l’emporte dans nos existences. Jésus, tout au long de sa vie terrestre, par ses gestes et ses paroles, n’a cessé de nous apprendre à mieux connaître Dieu : il s’est fait proche de toute personne humaine, sans considération de pureté, de classe sociale ou de perfection religieuse pour nous faire comprendre qu’il aimait de manière absolue et gracieuse tout le monde et que rien ne pouvait l’empêcher de nous considérer comme ses enfants, tout en respectant notre libre arbitre. Comme un parent avec ses enfants, il désire que nos vies soient belles, bonnes, justes, libres, tournées vers les autres. Et lorsque nous n’y arrivons pas, il ne baisse pas les bras, il continue à croire en nous, il nous relève, il nous offre son pardon et nous ouvre un avenir.

La liberté maintenant
Cette vie éternelle que Dieu désire pour nous n’est pas seulement une promesse pour l’après de notre vie terrestre, c’est un cadeau qui nous est offert dès maintenant. Ce n’est pas une récompense pour demain, mais une proposition pour maintenant : nous sommes invités à vivre dès à présent de cette vie éternelle, libérés du péché, du mal et de la mort. Cela peut paraître paradoxal, car nous restons des êtres humains vivants, faillibles, fragiles, imparfaits… Nous ne devenons pas des anges ou des êtres désincarnés, mais cependant nous sommes aussi déjà victorieux du mal et de la mort, nous sommes déjà libérés du pêché qui nous défigure et nous éloigne de l’amour de Dieu et des autres. Nous vivons de cet « au-delà », tout en restant dans le « pas encore » de notre condition humaine. C’est le symbole du vêtement blanc que portent les baptisés au jour de leur baptême : nous sommes nés à la vie éternelle, libérés de la corruption du mal et du péché, création nouvelle tout en restant nous-mêmes, fragiles et toujours capables du pire. Mais nous sommes ces pécheurs pardonnés, capable surtout du meilleur et conscients que le mal n’est pas une fatalité. Il vient nous défigurer mais il ne nous définit pas, nous pouvons le vaincre, c’est déjà fait…

L’amour sans condition
La manière de nous sauver, c’est l’amour donné sans condition. Jésus ne vient pour faire du marchandage avec nous ou pour signer un contrat qui stipulerait que nous devons nous engager dans le chemin de la perfection pour obtenir la récompense de l’amour et de la vie éternelle. Avec Dieu nous rentrons dans le registre de la gratuité. C’est sans condition que Dieu nous aime et nous offre son pardon. Il est tout puissant en amour. Rien ne peut l’empêcher de vouloir le meilleur pour nous. Sinon cela voudrait dire que son amour serait corrélé à notre conduite, et sa puissance serait relative. Ce qui résiste encore à tout cela, c’est notre liberté, car Dieu ne peux pas nous forcer à entrer dans sa logique, qui peut nous sembler tellement folle qu’elle n’est pas prise au sérieux. Mais Dieu ne peut rien faire d’autre que d’attendre patiemment que nous comprenions que cette folie apparente est l’authentique et véritable sagesse. Il est sur le seuil de sa maison et attend notre retour, notre retournement, notre conversion.

Olivier

2026-03-24T11:43:57+01:00