Olivier

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Camp Toussaint 2022 > les Benjamins

Les Benjamins à Carabelle

Il était une fois les Benjamins, un groupe de jeunes partant 5 jours à l’aventure à Carabelle. Voici leur carnet de bord:
Jour 1 : après une petite mise en place du camp (règles de vie, installation dans les chambres), les Benjamins ont rencontré deux braqueurs qui avaient besoin d’aide. Grâce à une épreuve de mémorisation, ils ont pu embaucher plein de mini-braqueurs. Une bonne nuit et on repart pour une nouvelle journée.
Jour 2 : cette fois-ci les Benjamins sont devenus des profs pour une matinée ! Ils ont appris à franchir des obstacles dans les couloirs pour aller boire le café le plus rapidement pendant la pause, puis se sont affrontés pour atteindre le plus haut grade possible de la profession. L’après-midi, des extraterrestres sont arrivés sur Terre pour élever le niveau cosmique des humains. Un tournoi sportif a également été organisé. Au programme : foot, basket et pétanque ! Le soir, deux pirates se sont disputés le territoire de Carabelle.
Jour 3 : journée de retrouvailles pour nos Benjamins ! En effet, Peabody et Sherman, qu’ils avaient déjà vus lors de la sortie de démarrage, sont revenus les voir. Ils ont pris le Chronomat afin de voyager dans le temps, direction l’Égypte ancienne ! Ils ont fait la rencontre de Jules César et sa servante nommée Servitum ainsi que celle de Cléopâtre et de son serviteur Tapiis, tous en plein conflit. Les Benjamins ont réussi, au fur et à mesure de la journée, à faire régner la paix entre les deux peuples. Ils ont également fait le plein de connaissances sur les deux cultures, assez similaires finalement. Le soir, après un banquet offert par la reine Cléopâtre, Peabody et Sherman ont raccompagné les Benjamins à Carabelle à l’aide de leur Chronomat.
Jour 4 : deux enfants, Léo Fédodo et Théo Dore, ont demandé aux Benjamins de les aider à se motiver pour se réveiller et commencer la journée du bon pied. Sur cette lancée, Stella, fan de roller, et Tristan, skateur d’exception, se sont affrontés pour savoir qui était le boss du skate-park. Plus tard, les Benjamins ont cuisiné des pizzas qu’ils ont partagées pour fêter la fin du camp. Une boom a été concoctée par les animateurs à base de jeux, de bonne humeur, de bonne musique et plein de bons souvenirs !
Jour 5 : dernier jour de l’aventure… Les Benjamins ont préparé le départ (ménage, bilan…). Les KD’s les ont rejoints et, après le déjeuner, des vendeurs sont venus à leur rencontre pour préparer le Black Friday !
C’est sur ces derniers moments pleins de sourires que s’achève ce super camp de Toussaint entre Benjamins.
Un grand merci à Robert, Corinne, Monique et la mascotte, Buzz le chien, ainsi qu’à tous ceux qui ont participé à ce camp.
Les animateurs vous attendent nombreux pour le prochain !

Octave

2022-11-16T21:34:59+01:00

Lettre du Villard – novembre 2022

Lettre du Villard

Le Villard, le 15 novembre 2022

Le Villard, le 15 novembre 2022
Bien cher ami,
Vous avez attiré mon attention, dans votre dernière lettre, sur une phrase de Mgr Rodhain1 soulignant que « les idées sont liées aux mots ; si on perd les mots, on risque de perdre les idées ». Vous notez que notre langage courant étant de plus en plus étroit, il n’est pas à exclure que, faute de mots pour porter nos idées, celles-ci ne soient de plus en plus sommaires. D’après le linguiste André Bentolila, dites-vous, 10 % de la population n’utiliserait que 400 à 500 mots, alors que la frange la plus cultivée de la population en maîtriserait plus de 8 000. Étonnez-vous, donc, soulignez-vous, que ceux qui n’ont pu acquérir un large langage aient plus de difficultés que d’autres pour penser par eux-mêmes. Je suis a priori assez d’accord avec votre remarque et j’en faisais part hier à Me Béraud avec qui nous promenions pour repérer le troupeau de bouquetins qui en cette saison descend le vallon de Chillol. Notre ami a cependant pris l’exemple de Mimiquet qui ne doit pas maîtriser plus de 500 mots mais dont le jugement est rarement pris en défaut. Il m’a fait facilement admettre que l’étroitesse du langage avait sans doute plus d’effet sur la pensée spéculative que sur la faculté de raisonner. Gastinel, qui nous avait précédés, nous attendait assis sur un rocher ; il prend en effet depuis quelque temps un peu d’exercice, dans l’espoir de retrouver une agilité de chamois lorsqu’il chaussera les raquettes. Nous ayant demandé de quoi nous discutions, il releva que s’il ne pouvait définir les raisons de l’appauvrissement de notre langage actuel, il lui semblait incontestable que les idées qu’il véhiculait perdaient beaucoup de sens du fait de l’étroitesse du vocabulaire. « De fait, dit-il, le langage est devenu manichéen et les idées vont avec. Voyez comme, dans le domaine politique, on glisse sans s’en trop rendre compte, en suivant la langue des médias, de progressiste à réformiste puis à révolutionnaire, voire à anarchiste. De façon symétrique, on relève dans le langage courant de moins en moins de différence entre conservateur et passéiste, qu’on englobe dans la catégorie des réactionnaires, autrement dit, pour satisfaire au besoin de simplification, des fascistes ».
Vous m’aviez déjà fait remarquer que les modes de raisonnement, les systèmes de pensée, les idées qui avaient mis des siècles pour se décanter, s’affiner et s’enrichir sont rabotés par un langage sommaire qui exclut la nuance. J’ajoute que le hasard ne peut seul rendre compte de ce qui est, de ce que nous connaissons. C’est le produit d’une histoire, d’une culture, de débats, de luttes. Ce qui paraît marqué du sceau de l’évidence n’est pas, non plus, le seul effet d’accidents. Il est sans doute dans l’essence même de l’homme de faire sienne la démarche prométhéenne2 et de vouloir aller au-delà de sa nature pour devenir l’égal des dieux. Béraud, avec qui nous parlons de cela assez souvent (et qui considère que la désobéissance de Prométhée n’est pas sans rappeler celle d’Adam qui voulut acquérir la connaissance qui l’apparenterait à Dieu), comprend volontiers que l’homme entende en permanence élargir le champ des possibles. « Encore faudrait-il, dit-il pour nuancer son propos, qu’il applique le principe de précaution – qu’il n’invoque que quand cela lui convient – et évite de s’engager dans des voies dont l’issue est, si l’on peut dire, nettement incertaine. Certains savants atomistes ne se sont-ils pas repentis d’avoir participé à la mise au point de la bombe atomique ? Quelles seront, poursuivit il, les conséquences des travaux dans le domaine de la génétique ? Ne va-t-on pas nous trouver un jour de bonnes raisons pour commencer à donner au clonage l’expansion à laquelle certains aspirent ? Et quelles vies auront les êtres humains sans père ni mère lorsqu’ils apprendront qu’ils sont issus de mélanges aléatoires de cellules en laboratoire. Rien ne dit que leur situation sera dramatique, mais engager des humains dans cet inconnu me paraît méconnaître un principe de précaution élémentaire. Dans un autre domaine, que peut-il advenir d’une société où de façon concertée, méthodique, voire philosophique, on trouve de bonnes raisons pour progressivement lever les barrières qui faisaient qu’on ne hâtait pas la mort des gens malades ou âgés ? Le meilleur moyen de ne pas s’exposer à des risques collatéraux et imprévus ne serait-il pas d’éviter de faire un premier pas dans cette voie ? Tout ceci pour rejoindre l’opinion de notre ami selon laquelle, si les pratiques de notre société sont ce qu’elles sont, ce n’est pas toujours par hasard. Il me paraît préférable, avant de modifier le cours des choses, de se demander pourquoi et comment on en est venu là. »
« Pourquoi et comment en est-on venu là ? Intervint Gastinel. Je me posais la question dans un tout autre domaine, en lisant que nos bons apôtres politiques s’indignent de l’usage que le gouvernement fait ces temps-ci de l’article 49-3 de la Constitution qui permet de considérer comme adopté un texte lorsqu’une majorité n’a pu se déclarer contre lui. On en vient là, me semble-t-il, parce que la volonté de parvenir à un consensus est étranger à notre culture électoraliste où l’on tient essentiellement à ce que les militants voient bien que les élus restent partisans. Alors, dans leur grande sagesse, les constituants ont prévu que s’il n’était pas question d’escamoter les débats, il fallait pouvoir, lorsque tout le monde s’était bien exprimé, siffler la fin de la récréation et éviter les dérives de la IVe République. C’est d’ailleurs celle que d’aucuns voudraient rétablir sous le nom de VIe République… »
« E pur, si muove ! »3 me dis-je en écoutant Gastinel. Il m’était revenu en mémoire ce que vous me disiez dans votre lettre et qui paraît une citation de Mgr Rodhain : « Ce ne sont pas les conflits qui m’étonnent mais plutôt les harmonies et les accords qui toujours m’émerveillent ».
Écrivez-nous souvent ; nous avons tant besoin de vos émerveillements !
Nous vous assurons de notre amitié.

P. Deladret

  1. Jean Rodhain, 1900-1977, ecclésiastique, un des fondateurs du Secours catholique.
  2. Prométhée : dans la mythologie grecque, titan ayant volé le feu aux dieux pour le donner aux hommes qui en étaient dépourvus.
  3. « Et pourtant, elle (la Terre) tourne ! » Attribué à Galilée qui relativisait ainsi son abjuration.
2022-11-16T08:48:01+01:00

Édito Décembre 2022 > La joie de partager

Le démarrage d’une nouvelle année avec des jeunes qui s’engagent dans l’animation aux service des plus petits est toujours un émerveillement. En particulier pour ceux qui ont la chance d’avoir connu ces nouveaux animateurs dans leurs jeunes années, puisqu’ils ont eux-mêmes été des enfants qui ont fréquenté l’Œuvre et y ont grandi. Quelle joie de voir un jeune prendre de l’envergure, devenir responsable et capable d’engagement, avec le désir de se tourner vers les autres et de rendre service. Beaucoup d’adultes désespèrent de la jeunesse et posent un regard très critique sur les comportements des adolescents de notre époque, mais ce n’est pas notre cas, car nous avons l’immense privilège de partager la vie de jeunes qui nous montrent un tout autre visage : ils sont reconnaissants pour ce qu’ils ont vécu et reçu dans le cadre de l’Œuvre, ils ont compris que le véritable sens de la vie n’était pas dans l’accaparement ou l’égoïsme, mais dans le don et le partage, ils ont découvert la joie de l’engagement et du service. Ils sont effectivement dans un monde difficile, marqué par l’incertitude quant à l’avenir de notre mode de vie, par une croissance infernale et par des enjeux qui leur interdisent l’insouciance qui est habituellement l’apanage de la jeunesse : dérèglement climatique, crises sociales, géopolitiques, sanitaires et financières, augmentation vertigineuse de la population mondiale, réduction ou épuisement des ressources naturelles, mouvements de population à cause des conflits armés et de la grande précarité. Et malgré ce contexte anxiogène qui pourrait entrainer le repli et l’égoïsme, et sur lesquels surfent des courants politiques et idéologiques irresponsables et cyniques, les jeunes restent capables de se révolter, de s’engager, de croire en l’avenir, en eux-mêmes et dans les autres.

Partage et gratuité
Pour ma part, je peux témoigner que cette expérience a été fondatrice pour ma vocation de religieux et de prêtre : j’ai compris, grâce à l’animation, que le véritable sens de la vie est dans le partage. J’ai découvert, en étant animateur à 16 ans, combien il y avait de joie à avoir une vie tournée vers les autres. Cette expérience m’a ouvert au discernement vers la vie religieuse et l’ordination comme prêtre. Jusque-là, les gens importants pour moi, et pour qui j’étais important, étaient les membres de ma famille proche, et Dieu sait qu’ils m’ont donné de l’amour et des repères par leur éducation. Avec ces racines profondes j’ai découvert le véritable visage de Dieu, sa bonne nouvelle et sa proposition d’une vie belle et épanouie habitée par la force de son amour. Mais, avec l’expérience de l’animation, j’ai eu l’impression d’ouvrir une porte et de découvrir le monde réel, non comme un monde dangereux et effrayant, mais comme un formidable lieu d’épanouissement, de découverte et de partage. Quelle explosion de sentiments positifs que de contribuer à la joie des jeunes, à leur épanouissement, à leur croissance ! Jamais ma vie n’avait eu autant de sens que dans cette expérience de l’engagement gratuit au service des jeunes de l’Œuvre. Après cela, j’ai cherché à mettre en œuvre dans mon existence cette nouvelle réalité : une vie n’a de sens que dans le don. Mais en écrivant cela je ne suis pas assez précis, car ce terme de « don » peut être compris comme unilatéral et ne rend pas témoignage à la véritable découverte : en fait celui qui donne reçoit plus que ce qu’il donne, surtout s’il est dans une démarche de don « gratuit ». La contrepartie, bien que non-financière, est largement plus grande que ce qui est donné. Il est donc plus précis de dire que la vie n’a de sens que dans le partage, en particulier quand il est sans calcul et sans arrière-pensée. C’est lorsqu’on décide de ne rien recevoir en échange que ce que l’on reçoit est le plus grand. Si tout le monde avait la chance de faire cette découverte, alors même les personnes les plus égoïstes feraient le choix d’une vie de partage, de solidarité et de fraternité, car ils y gagneraient le maximum, bien plus que dans la recherche des biens matériels, dans les plaisirs éphémères ou dans le pouvoir sur les autres.

Le véritable sens de la vie
À bien y réfléchir, l’égoïsme, le repli identitaire et la méfiance des autres sont des formes de pauvreté. Les personnes qui sont dans cette logique négative passent à côté de leur vie et de l’authentique sens de l’existence. Le Christ, Dieu fait homme, n’a eu de cesse de faire comprendre cela à l’humanité et a mis en œuvre cette réalité dans sa vie et dans toutes ses relations. Il nous dit que Dieu nous aime et désir pour nous une vie de partage et d’amour. L’Église a toujours eu à cœur de répondre aux urgences de son époque, et c’est l’origine de la création, en leur temps, des institutions de santé, d’éducation et de solidarité qui ont fait la fierté des chrétiens. Aujourd’hui la plupart des urgences humanitaires et sociales sont prises en charge par les institutions publiques, et c’est une excellente chose, mais pour la question du sens de la vie, du partage et de la fraternité, il y a une urgence à laquelle l’Église peut apporter une réponse et une contribution. C’est sur ces questions et leurs conséquences que les croyants sont attendus et doivent s’engager. Et comme par effet domino, les préoccupations de notre temps seront prises en compte, puisque par solidarité et par fraternité, l’humanité va trouver des solutions pour lutter contre les inégalités, la pauvreté, l’épuisement des ressources, la violence…

Olivier

2022-11-16T08:44:21+01:00

Camp Toussaint 2022 > les Jeunes Cadets

Les Jeunes Cadets à Carabelle

Dimanche, les JKD’s sont partis pour 5 jours en camp à Carabelle. Après 1 heure de car, ils arrivent en forme et rencontrent le groupe des Cadets qui sont prêts à partir ! Puis on s’est installés en cercle et nous nous sommes chacun présentés. Nous avons mangé jusqu’à tous se remplir le ventre à force de faire partager les restes. Ainsi vient l’installation des chambres et l’heure du jeu des règles de vie. Pour cette première journée les Cadets et les Jeunes Cadets rencontrent la reine de l’eau et celle du feu qui se bataillent leur territoire. Entre négociations, courses et cachettes, l’après-midi se termine par la victoire de l’équipe de l’eau. Par la suite ils se douchent, ils mangent et se préparent à devenir pirates avec le capitaine Jack et son moussaillon. Ils on pu conquérir des territoires et former le nouvel équipage de ces pirates !
Le 2e jour ils ont eu pour objectif de dépolluer la planète de la pollution sur-abondante. Pour cela Solange et Véronique les ont accompagnés dans une démarche écologique. La journée continue et l’on reconnaît par une musique : « Mais c’était qui ? Mais C’était QUI ? C’EST QUI …C’était Loli, c’était Loli, c’était Lolo, c’était Lola ! » le moment du rassemblement. C’est là qu’arrivent Sullivan et BoB de Monstres et Compagnie. Ils nous ont demandé de les aider à faire peur ! Alors par nos plus sordides idées, nous nous sommes placés à différentes portes et nous avons attendu patiemment qu’ils arrivent pour les effrayer ! Après avoir goûté, s’être lavé et mangé le bon repas préparé par Béa et Robert, les JKD’s n’ont pas oublié que ce lundi est un jour spécial… Halloween ! Et oui certain ont eu très peur des histoires horrifiques et d’autres ont tremblé d’effroi. Après s’être couché, la peur est redescendue. Le lendemain pas le temps d’attendre, Isaac la scientifique embarque les JKD’s dans la Ploch ! C’est le moment de partir et voyager dans l’histoire. Quand la Ploch semble arrivée à sa destination les JKD’s se trouvent face à une famille d’hommes des cavernes. Avec eux ils vont sympathiser et apprendre leurs coutumes comme faire une grotte, un feu, une fresque, mais aussi chasser de jour et de nuit ! Tout au long de la journée les Pierre-JKDs sont restés avec la famille Pierre avec Pierre-Mat, Pierre-Ar, Pierre-Ach, Pierre-Ro et Pierre-Co.
Et maintenant vient le dernier jour… qui commence avec nos bouchers qui ont besoin d’un groupe d’assistants-bouchers pour les accompagner au concours boucherie ! Puis vient l’après-midi où l’on rencontre les militaires anti-moustique. Ils nous rappellent par leur hymne de soldat que : Ça pique, ça pique, ça pique… LES-MOU-STIQUES ! Les QUOI ? Les Mou ! Les Quoi ? les Mou ! Ça pique,ça pique, ça pique… LES MOUSTIQUES ! Enfin, après avoir préparé leurs valises, les JKD’s rencontrent les honorables Indiens pour cette dernière soirée. Entre message codé et course de destruction de village, les JKD’s sont fatigués et sont prêts à dormir une dernière fois à Carabelle. Vient le dernier jour où l’on nettoie, frotte et range. On prend sa valise et on monte dans le car. Arrivé à Marseille, on entend de partout…
Mais c’était qui ? Mais c’était Qui ? C’est QUI ? C’EST QUIIIIII ? LES JKDS ! LES JKDS SONT ARRIVÉS À L’OEUVRE !

Cosima

2022-11-16T21:31:03+01:00

L’Évangile du mois de décembre 2022

Le 30 décembre, nous fêtons la Sainte Famille. 
Lisons quelques lignes de son périple en terre sainte.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « D’Égypte, j’ai appelé mon fils ».
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : 
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant ». Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazôréen.

Le contexte
Ce passage se situe au début de l’Évangile. La naissance de Jésus nous est racontée à travers la venue des mages à Bethléem. Les voilà partis et la sainte Famille (Jésus, Marie et Joseph) doit s’enfuir dans un endroit sûr après la menace du roi Hérode de tuer tous les enfants de moins de deux ans.

Des songes
Cela fait trois fois en quelques versets que Dieu parle par des rêves pour demander à Joseph de prendre Marie chez lui, pour suggérer aux mages de repartir par un autre chemin et ici pour avertir Joseph de fuir. Remarquons que Dieu ne sauve pas son messie des mains d’un tyran en envoyant des anges pour le protéger, mais par le discernement de ses parents.

L’Égypte
Joseph est parti de nuit en Égypte. Dans la pensée biblique, ce pays est à la fois une terre d’exil comme pour la Sainte Famille et une terre de servitude comme pour les Hébreux qui y ont été opprimés. Lorsque Joseph entre dans ce pays, il ne peut pas ne pas avoir pensé à son prédécesseur Joseph, vendu par ses frères et parti esclave en Égypte. Ce séjour est une fuite mais c’est aussi un préalable à un retour qui réalise la prophétie évoquée par Matthieu : « D’Égypte, j’ai appelé mon fils ». C’est une citation du prophète Osée. Ainsi est suggéré un lien entre Jésus et Moïse qui sort d’Égypte pour apporter la liberté à son peuple.

Géographie biblique
Dans le passage précédent que l’on entend le jour de l’Épiphanie, les mages venaient d’Orient, probablement de Babylone et Joseph est parti en Égypte. Or, Babylone et l’Égypte sont deux terres d’exil dans l’histoire d’Israël. Ce furent aussi deux lieux de fécondité pour le judaïsme puisque c’est à Alexandrie que fut traduite la Bible hébraïque. Cette ville accueille une grande communauté juive.

Encore des songes…
C’est par un autre rêve que Joseph et sa famille retournent en Galilée. Cette mention du songe exprime l’initiative de Dieu et l’obéissance de Joseph. C’est par un cinquième songe que Joseph conduit sa famille vers leur destination finale : Nazareth !

Un scandale
C’est un drôle de Père qui prévient Joseph et laisse massacrer tous les autres enfants. Il est choquant d’envisager que Jésus puisse avoir été préservé, à la différence des autres enfants. C’est un scandale dans notre compréhension de Dieu, de l’homme. Mais comprenons que Jésus n’est pas épargné, il est mis en réserve provisoirement jusqu’au moment opportun.
Il va assumer plus tard en toute conscience sa mission. Sur la croix, il sera le serviteur souffrant. Il subira le même massacre, d’autant plus que Jésus est l’innocent parfait. Ce sort terrible, il le subira avec le désir vif de partager le sort de ces enfants.

Didier Rocca

Le nom du mois : Nazôréen
Un habitant de Nazareth s’appelle un nazarénien et non pas un Nazôréen ! Nulle part dans la Bible, il est dit que le Messie sera Nazôréen. Deux origines probables pour en comprendre le sens :
– Nazir (comme Samson ou probablement Jean-Baptiste). Même s’il ne l’était strictement, Jésus était totalement consacré à Dieu, de sa naissance jusqu’à sa mort. 
– Nezer : Il est dit dans le livre d’Isaïe qu’un rejeton (nezer) surgira de la souche de Jessé (le père du roi David). Cette promesse s’adresse au-delà de David, à la famille de Jessé. De celle-ci apparemment morte, il fait pousser un rejeton.
On peut donc penser que dans la qualification de Jésus comme Nazôréen, Matthieu a vu une allusion à l’accomplissement de la promesse selon laquelle Dieu, de la souche morte d’Isaïe, aurait donné un nouveau rejeton sur lequel se serait posé l’Esprit de Dieu. Une nouvelle famille va arriver. Au pied de l’arbre mort sort une branche nouvelle, un germe mis en réserve sur la racine et qui va repousser pour une fécondité nouvelle.

2022-11-16T08:46:38+01:00

Camp Toussaint 2022 > les Cadets

Les Cadets à Carabelle

C’est avec joie que nous partons le 26 octobre pour débuter le premier camp de l’année ! Les KD’s arrivent à Carabelle sous la fraîcheur et le soleil ! Après un repas bien copieux, ils retrouvent les Benjamins avec qui ils passeront l’après-midi.
Pendant tout le camp ils rencontrent et aident de nombreux et divers personnages : 118 et 218 qui cherchent une nouvelle relève, des éboueurs qui nous ont aidés afin de savoir quels déchets nous étions, grâce à une immense épreuve où nous devions nous cacher ! Mais aussi des ninjas à la recherche du dragon de feu, d’où nous ne sommes d’ailleurs pas ressortis indemnes (carrément trempés on peut même dire). Puis les kékés sont arrivés et nous avons réappris à siffler de belles chansons, même dans le noir complet et en courant.
Le vendredi, après tant d’attente : les personnages du flambeau, à savoir Ivan, Alexandra, Patoche, Marc, et Annick, sont enfin arrivés ! Ils ont pu débuter leur nouvelle série : une croisière à travers le monde entier. Ils sont donc arrivés au cœur du Zimbabwe, où ils ont découvert la misère et la famine de ce pays. Cela n’a pas été facile, mais à travers diverses épreuves ils ont pu gagner de la nourriture qu’ils ont mis en commun pour pouvoir manger durant toute la journée. Ainsi ils ont pu confectionner leurs propres pizzas, toutes plus décorées les unes que les autres. À la tombée de la nuit, ils ont pu montrer et développer leurs talents, ce qui a généré une hilarité totale.
Ensuite, ils ont pu faire la découverte de Lapinette et Loulou le loup, mais aussi de Marseillais perdus. Et enfin, les créatrices de la Cucaracha, un nouveau jus de fruits, intervinrent chez les Cadets, leurs danses et leur accent resteront gravés en eux. Tout comme l’énorme foot collectif, les séances de sport, les tournois de ping-pong, de basket ou de ballon prisonnier, ou encore la confection de bracelets de perles.
Mais ce qui restera surtout bien gravé dans leurs souvenirs sont les énormes courbatures ! Et tout cela dans l’entraide, l’humour, la joie et la bonne humeur !
On peut dire que tout le monde s’est régalé et nous vous attendons avec impatience pour le camp de ski, où une nouvelle destination des personnages du flambeau vous attend : l’Alaska !

Esteban et Clem

2022-11-16T21:34:44+01:00

Camp Toussaint 2022 > les Grands Cadets

Les Grands Cadets au Lavandou

Pour les camps de la Toussaint nous avons eu la chance de partir 5 jours au Lavandou et plus précisément au camping « Les mimosas » 😁. En ce 1er jour, dès notre arrivée, nous commençons par les règles de vie pour démarrer le camp en toute tranquillité, suite à ça, nous découvrons la magie de ce camping ! Dormir dans des bungalows ! 1er jeu du camp présenté par Sergio, Isao et Luna dans le thème de l’environnement : grâce à ce jeu, nous avons pu découvrir les alentours du camping, nous avons pu bouger et nous régaler, puis la fin, bilan du jeu et enfin le goûter 🍫 ! Pour le 5/7 nous avons pris l’habitude d’aller au city pour jouer au foot, basket et tennis pendant 1 heure, 18 h l’heure des douches 🚿 et après 19 h à table ! Chaque soir c’était la régalade avec les bons plats de Olivier 😋. Pendant 5 jours matin, après-midi et soir ce n’étaient que des jeux amusants, rigolos, réalisés par nous les GKD’s sauf une JAT (journée à thème) réalisée par les animateurs sur le thème du cinéma, très amusante. Pour le dernier jour, les responsables du camping nous ont fait une petite surprise avec un labyrinthe d’horreur 👻 très sympa et assez flippant, un grand merci à eux pour nous avoir accueillis en ce séjour et aussi pour la surprise. Pour résumer on s’est régalés, nous avons passé un super camp, les nouveaux ont été très bien intégrés dans le groupe, tous s’est bien passé pour eux et c’était le kiff, nous remercions les animateurs, Vive l’Œuvre ! 😁

Sergio

2022-11-16T21:37:45+01:00

Lettre du Villard – octobre 2022

Lettre du Villard

Le Villard, le 15 octobre 2022

Bien cher ami,
Nous espérons que les difficultés pour s’approvisionner en carburant seront à ranger dans les mauvais souvenirs lorsque vous prendrez la route pour le Villard. Il faudra que vous nous téléphoniez pour nous prévenir du jour de votre arrivée. Nous mettrons ainsi en route le chauffage de votre maison ; l’automne est malheureusement peu pluvieux mais le froid commence à s’insinuer dans les demeures inhabitées. Mimiquet est venu hier, ponctuel, faire un tour chez vous, pour balayer les feuilles mortes, redresser les rosiers finissants et cueillir les quelques pommes que les grêles du printemps ont épargnées. Je ne suis pas certain qu’il vous faille demander à Mlle Reynaud de venir faire, sous couvert de ménage, un peu de gymnastique dans votre maison. Quelques grains de poussière ont bien du s’y déposer depuis votre départ, mais si peu. Je suis d’ailleurs toujours surpris d’en voir sur les meubles des maisons inoccupées. Serait-ce le signe de la lente décomposition des matériaux dont la maison est faite ? Je me demandais si ce phénomène ne s’apparentait pas à celui que nous constatons sur nous-même, où la fuite du temps érode peu à peu notre substance.
L’ami Gastinel, devant qui l’autre jour je filais cette métaphore, m’a demandé si ce n’était pas la proximité du Jour des Défunts qui me faisait rouler de semblables pensées. Je lui ai fait remarquer que je trouvais curieux qu’un homme tel que lui, « droit dans ses bottes », comme il dit, se laissât aller à dire le « Jour des Défunts » et non le « Jour des Morts ». Cette euphémisation m’agace car le mot même de « mort » n’est plus supportable dans notre société où l’on cherche à atténuer le caractère brutal, inéluctable, absolu des disparitions. En d’autres temps, on a su regarder en face et on a su faire édifier des monuments aux morts, non aux défunts. Le mot latin1 dont est issu le terme défunt signifie « en avoir fini avec, être libéré » ; le défunt est celui qui est quitte de l’existence, qui a « accompli sa vie ». Mais notre destin n’est-il que de quitter la vie ? C’est tristounet, non ? Ou bien est-il de réaliser, dans le laps de temps qui nous a été imparti, ce qu’il nous est possible d’entreprendre ? Mais alors ! Que d’existences tronquées ! Non, finalement, puisqu’être défunt n’est pas moins tragique qu’être mort, n’utilisons pas d’euphémismes ! Et restons-en à cette belle expression de la Bible qui évoque ceux qui sont « retranché(s) de la terre des vivants »2.
Gastinel, qui n’osait sans doute pas me dire que ce qu’il considérait comme du verbiage le laissait indifférent, fit, en diversion, la remarque qu’il était curieux que le souvenir de la guerre de 14-18, qui avait été à l’origine de l’édification de tant de monuments aux morts, reste aussi présent. Alors qu’il se lançait dans des anecdotes sur les concours à l’issue desquels leur exécution fut attribuée à des sculpteurs de tout acabit, l’ami Béraud venu prendre le café, lui a opportunément rappelé certains passages du roman Au revoir, là-haut3 qui évoquent la vente aux municipalités de monuments aux morts fictifs. Il a poursuivi en faisant état des commentaires qui accompagnent les constatations d’un récent sondage réalisé pour la revue L’Histoire4. Il avait été frappé de lire que 93 % des Français s’intéressaient à l’histoire et que celle de la guerre de 14-18 était devenue une véritable « pratique sociale et culturelle d’envergure ». Les raisons de sa permanence dans la mémoire collective en sont sans doute tout à la fois sa relative proximité dans le temps et le nombre étendu de familles5 qui ont été traumatisées par ses morts et ses blessés. Les 217 000 morts de la guerre de 39-456, n’ont pas laissé les mêmes traces sur les monuments aux morts. « Peut-être, a-t-il poursuivi, que lorsque ceux qui ont connu ceux qui avaient “fait la guerre”, vous, moi, en quelque sorte, auront à leur tour disparu, leurs enfants ne verront-ils plus de raison de commémorer ces conflits ? Parce que nous les connaissions, nous nous sentions concernés ; ils nous avaient fait, parfois par leur seule présence, partager leur passé qui était en quelque sorte devenu un peu du nôtre ». J’ai avancé que d’autres motivations conduiraient peut-être les pouvoirs publics à proroger ces commémorations dans un pays où le fait d’appartenir à une nation commune n’est plus nécessairement perçu comme un bien partagé. Après tout, la commémoration de la prise de la Bastille le 14 juillet n’est-elle pas plus clivante, comme on dit aujourd’hui, que celle de la guerre de 14-18 ?
« J’aimerais autant, reprit Béraud, que vous vous absteniez de mettre en exergue tous les clivages de notre société. Le serpent de mer de la réforme des retraites que le Président essaie d’amener dans son filet va sans doute éveiller dans le macrocosme politique des multitudes de raison de s’opposer pour toutes sortes de raisons aussi clivantes l’une que l’autre. Le culte de la différence, la volonté de “faire entendre sa petite musique personnelle”, comme on dit pour euphémiser son ambition, minent les débats à venir ». Vous avez eu l’occasion de me dire, à diverses reprises, à quel point il était nécessaire que les différences s’expriment, que l’on s’enrichissait de la différence des autres… Mais, seriez-vous vraiment opposé à ajouter que tout cela ne vaut que lorsqu’on poursuit un but commun ?
Vous nous avez donné en nous écrivant la joie de nous faire savoir que nous pourrions en débattre bientôt.
Soyez-en remercié. Nous vous assurons de nos sentiments les plus amicaux.

P. Deladret

  1. Defunctus, parfait (participe passé) de defungi, formé à partir du radical fugio : fuir, se libérer de.
  2. Isaïe 53-8
  3. Roman de Pierre Lemaitre, 2013. Albert Dupontel, en 2017, en a tiré un film portant le même nom.
  4. L’Histoire, n° 500.
  5. 1,4 millions de morts sans compter 4,2 millions de blessés et de victimes civiles, pour une population de 39,6 millions d’habitants.
    Pour une population de 41,7 millions d’habitants.
2022-10-20T09:37:24+02:00

Édito Novembre 2022 > La catholicité

Le terme « catholique » est souvent utilisé pour distinguer les croyants, et désigne une confession particulière parmi les chrétiens, en dialogue avec les orthodoxes et les protestants. Mais cela donne à cette notion un sens qui risque de nous induire en erreur car, dans l’absolu, « catholique », qui veut dire « universel », devrait au contraire nous aider à concevoir l’appartenance religieuse comme quelque chose qui invite à l’unité et rend les croyants solidaires de toute l’humanité. Si nous comprenions bien ce que veut dire «catholique», alors nous devrions l’assumer en dépassant tout ce qui sépare les hommes les uns des autres.

La catholicité
La catholicité ne définit pas une appartenance sociale ou religieuse, mais une mission et une vocation. Vocation qui nous vient du désir de Dieu d’être source d’amour, de paix et de joie pour toute l’humanité. L’Église n’a pas pour mission de s’occuper d’elle-même, de son développement, de son fonctionnement ou de sa survie, elle a pour mission d’être un moyen de vivre l’engagement de Dieu envers toute l’humanité. Moyen merveilleux dans son idéal, fragile dans son incarnation, et en dialogue avec d’autres.

Un seul Dieu
Nous sommes tellement dépendants de nos raisonnements humains, nos réflexes d’appartenance, nos désirs d’uniformisation, nos méfiances vis-à-vis de ceux qui sont différents, que nous avons du mal à entrer dans la logique divine. Dieu nous considère comme ses enfants, et ne fait pas de différence entre nous. Comment pourrions-nous imaginer qu’il y ait plusieurs dieux comme dans un panthéon ou comme dans les récits de fiction où les super-héros se battent entre eux ? Si Dieu est bien celui que nous découvrons dans les grandes religions, alors il n’y en a pas plusieurs, il est unique et universel. Il n’y pas le dieu des juifs, le dieu des chrétiens, le dieu des musulmans, mais il y a des manières juives, chrétiennes, musulmanes, de comprendre, de prier, de communiquer le Dieu unique. Nos différences ne devraient pas être des occasions de division ou d’affrontement, mais plutôt de dialogue, de respect et d’enrichissement mutuel.

Dieu reste un mystère
Dieu est tellement plus grand que tout ce que nous pouvons imaginer ! Il est le tout-autre, il demeure un mystère que nous ne pourrons jamais saisir dans son intégralité mais qu’il nous revient de scruter et d’interpréter. Nous avons grand intérêt à savoir comment d’autres comprennent Dieu, l’appréhendent, le définissent, le célèbrent. Nous ne pourrons jamais mettre la main sur lui car il n’est pas saisissable, il est autour de nous plus que devant nous, tel un objet. Ce que nous pouvons comprendre ou dire de Dieu nous est offert par lui : il se communique, par l’histoire du peuple hébreu, par l’inspiration des prophètes, des priants et des théologiens, par le discernement éclairé de ceux qui ont des choix à faire. Si, selon la foi des croyants chrétiens, Dieu est une personne, un vis-à-vis, c’est parce que nous sommes en relation uniquement avec des individus, et non pas avec des forces ou des énergies. Nous sommes des êtres incarnés et le choix de Dieu, tel que les chrétiens le comprennent, est de se faire homme pour que nous puissions entrer véritablement en relation avec lui. Dieu, qui est amour, n’est pas une énergie désincarnée et vaporeuse, il est une personne que nous pouvons rencontrer, avec qui nous pouvons véritablement entrer en relation. Dieu se fait proche de nous, en particulier de ceux qui pourraient se croire loin de lui : les mal-vus, les mal-aimés, les méprisés, les personnes différentes ou qui ne rentrent pas dans les cases de la bienséance créées par ceux qui se permettent de juger les autres de haut.

Chercheurs de Dieu
Les croyants de toutes les religions sont des chercheurs de Dieu, qui n’auront jamais fini de chercher, qui ne pourront jamais dire « j’ai trouvé la vérité sur Dieu », mais qui sont invités à continuer leur recherche. Dans cette découverte toujours renouvelée du mystère de Dieu, la rencontre avec d’autres croyants, avec d’autres chercheurs de vérité, même en dehors des courants religieux, est toujours enrichissante et permet de mieux appréhender le mystère de Dieu. Les chercheurs de Dieu ont aussi une mission : celle de partager et d’annoncer ce qu’ils comprennent et croient du Dieu tout autre et très grand. Les chrétiens ont une compréhension exigeante de cette mission, car c’est par la qualité de leur existence, par la charité et la solidarité, par leur engagement contre l’injustice qu’ils doivent témoigner en premier lieu, plutôt que de tenir des beaux discours ou de faire la leçon aux autres.

Olivier

2022-10-20T09:33:26+02:00

L’Évangile du mois de novembre 2022

C’est parti pour une nouvelle année liturgique ! 
Lisons ce passage qui sera lu le 1er dimanche de l’Avent.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. 
Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Le contexte
L’Évangile de Matthieu est structuré par cinq séquences faites d’un discours et d’une narration sur l’activité de Jésus. Nous en sommes ici au dernier discours appelé discours apocalyptique. Ensuite commencera le récit de la Passion. Il s’agit pour Jésus de dévoiler dans un genre littéraire très courant à son époque la finalité du monde et celle de notre existence.

Les jours de Noé
Cette référence à l’histoire du déluge est double. Nous pouvons la comprendre dans le sens d’une dévastation qui arrive par surprise et qui détruit tout sur son passage. Mais nous pouvons aussi l’entendre comme la mémoire d’un juste qui a construit une arche, qui a accueilli tous les animaux de la création et qui a survécu à l’heure de la tempête. Il suffit d’un Noé, un seul pour que le monde survive.

Pris par surprise…
Ils ne se doutèrent de rien, rien de particulier ne signalait l’imminence de la fin. Le fait de manger, boire, se marier, marier ses enfants n’est pas condamné. Ces actions sont décrites pour souligner le caractère ordinaire des occupations de la « génération de Noé ». Autrement dit, il faut nous montrer vigilants et ne pas nous laisser abuser par les discours sur la fin du monde.

Se convertir est urgent. Vraiment !
Ces versets n’ont pas pour but de nous effrayer mais de nous avertir de l’urgence de la conversion. À tout moment, je dois me poser la question de la chanson de Pascal Obispo : « Si l’on devait mourir demain, on ferait quoi ? » Que faire si je savais que ce jour est le dernier de ma vie ? Comme le dit la lettre aux Romains, rejetons les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière. Et cela ne peut attendre parce que demain ne m’appartient pas.

Veillez, vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Vigilance, ici, ne veut pas dire méfiance ni inquiétude peureuse : ce serait contraire à la Promesse de Dieu, qui veut notre bonheur et celui de toutes les nations de la terre. Vigilance ne signifie pas non plus attentisme ou défaitisme frileux. Vigilance, ici, veut plutôt dire confiance et conversion. Car le premier à veiller, c’est Dieu. Non pas seulement parce qu’il veille sur nous et sur tous les cheveux de notre tête, mais aussi parce qu’il est à l’affût de la moindre brèche dans les armures de notre orgueil, pour faire couler en nous, par les fissures de nos faiblesses et plus encore celles de nos désirs, l’eau vivifiante de sa miséricorde et de sa grâce. Et oui, ce divin veilleur, patiemment, obstinément, ne peut nous combler que si nous acceptons de lui présenter nos failles. Réveillons-nous !

Résister à cause de l’Évangile
La vigilance ecclésiale n’est pas celle de la peur telle une forteresse assiégée. Bien au contraire, c’est une vigilance qui invite à relever la tête et, au besoin, à entrer en résistance, à cause de l’Évangile, contre tout ce qui, dans le monde, fait du mal à l’humanité et nuit à la Création. C’est résister à cause de l’Évangile, que de donner de son temps et de son énergie au service des plus pauvres, quand tout est fait pour les exclure et les enfoncer davantage dans la misère. C’est résister à la cause de l’Évangile, que de s’engager dans un dialogue vrai avec ceux qui croient ou qui pensent autrement que nous quand tout est fait pour nous diviser, nous stigmatiser et nous marginaliser. Telle est la vigilance de l’Avent : laisser Dieu nous désarmer, rester en tenue de service pour préparer la venue du Prince de la Paix, ne pas craindre de résister, à cause de l’Évangile, à tout ce qui plonge le monde dans les ténèbres.

Didier Rocca

Le nom du mois : Noé
Sous les ordres de Dieu, il bâtit une arche afin d’échapper au déluge. Lui et sa famille étant les seuls humains épargnés, Noé et sa femme sont considérés comme les ancêtres de toute l’humanité.

2022-10-20T09:36:06+02:00