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Lettre du Villard – septembre 2021

Lettre du Villard

Le Villard, le 15 septembre 2021

Mon cher,
Est-ce l’effet de la rentrée ? Votre dernière lettre nous donne à penser que vous êtes un peu perturbé par ce que peut devenir la société imparfaite dans laquelle nous ne nous sentons finalement pas mal.
Votre retour au travail vous fait, par exemple, vous interroger sur l’effet que peut avoir l’amplification du télétravail dans la vie des gens. Vous redoutez que le monde des employeurs, privés ou publics, n’y voit l’opportunité d’instaurer des politiques de rémunération plus accommodantes pour lui, d’influencer les cultures d’entreprise, de bousculer les hiérarchies, d’accentuer les clivages entre ceux qui télétravaillent et les autres ; vous vous demandez aussi quelles conséquences cela peut avoir sur la vie d’un couple ou d’une famille où les enfants s’en vont à l’école alors que les parents restent en pyjama devant leurs écrans… Il va bien falloir s’y habituer, mais, vous avez sans doute raison, ce n’est pas le télétravail qui va rendre notre société plus solidaire.
Les nouvelles du Villard sont plus agréables ; la maison de Pelotier, qui était à la vente depuis des années, vient d’être achetée par un couple de retraités, qui déclarent vouloir s’y retirer. Vous aurez ainsi des voisins proches. Ces braves gens fuient, disent-ils, la grande ville et sa soi-disant « boboïsation » où le côté bohème fauché l’emporte souvent sur le côté pseudo-bourgeois. Avec les amis du Villard venus prendre le café, nous commentions hier leur installation. Nous espérons qu’ils résisteront à l’hiver et au retirement qu’il faut aimer pour l’accepter. Ils ne seraient pas les premiers à ne pas avoir pris la mesure de ce qu’implique un tel choix. Nous sommes tous plus ou moins ainsi et, à l’instar de César lorsqu’il a franchi le Rubicon, nous ne savons vraiment ce que nous avons fait que lorsque nous ne pouvons plus reculer. Il y a cependant des exceptions, des circonstances où ce qui se passe était plus que prévisible.
Ainsi Gastinel rappelait-il le départ précipité des troupes américaines d’Afghanistan en raillant l’invraisemblable myopie dont avaient été affectées les opinions publiques occidentales ; « Qui pouvait sérieusement croire que la débâcle n’était pas inéluctable, que l’armée afghane était en mesure de contenir les Talibans ? Les bons esprits n’ont eu de cesse de nous démontrer qu’elle résisterait, puis qu’elle ne se repliait que pour mieux rebondir ; au bout du compte, les plus chanceux ont pu prendre l’avion ». « Les exemples, poursuivit Béraud, ne manquent pas de situations absurdes, simplement parce qu’on a ignoré délibérément la réalité, par sottise ou par principe ».
Mimiquet, venu ratisser les feuilles de votre tilleul, et qui fumait un de ses infects cigarillos, s’invita dans la conversation en soulignant qu’on oublie trop que la réalité ne se plie pas aux idées. Il a cité en exemple l’information qu’il avait lue dans la presse selon laquelle une des causes majeures des feux de forêt de cet été serait la suppression des cendriers dans les voitures. De ce fait, les automobilistes jettent les mégots incandescents par les portières. « On veut, continua-t-il, empêcher les gens de fumer en enlevant les cendriers mais on s’interroge pas sur ce que sera le comportement de ceux qui continuent. Je ne serais pas surpris que pour supprimer les jets de cigarettes, on impose maintenant des glaces fixes ! » Et il lança son mégot dans le tas de feuilles qui peinait à prendre feu.
Ces inconséquences me font penser, glissa Béraud, au mot de Bossuet, dans son Histoire des variations des églises protestantes, qu’un politicien habile a récemment adapté à ses idées. Il a transformé « Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer », en « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Ceci dit, je doute que, quelle que soit la cause d’un de nos malheurs, Dieu s’en rie.
« Revenons aux Talibans, reprit Mimiquet. Que craint-on d’eux ? Ils ne font que mettre en pratique les préceptes de leur religion. Qu’ils tiennent directement d’Allah ! Et ce qui est révélé ne se discute pas, non ? Ils veulent le salut des gens, c’est ainsi ! Qui sommes-nous pour le leur reprocher ? Regardez ce qu’a fait l’Église lorsqu’elle avait les moyens d’imposer sa conception de la Révélation. Leur conviction fait leur force ! » – « Tu pourrais peut-être rajouter, releva Gastinel, que si les islamo-monarchies du Golfe ne leur tenaient pas la main, la force de conviction des Talibans serait sans doute autre. Enfin… rien ne t’empêche d’aller chercher ton salut chez eux. Peut-être ainsi percevras-tu la distance qu’il peut y avoir entre l’énoncé d’une révélation et son interprétation ».
Béraud s’est alors lancé dans une déclaration emberlificotée d’où il ressortait que, s’il était certain qu’une transition écologique rapide permette d’assécher les ressources de ces pétromonarchies qui financent le terrorisme, il serait prêt à voter écolo ! Gastinel a douché sa foi de néophyte en lui rappelant que les Occidentaux, cornaqués par l’angélisme béat de quelques-uns et la duplicité de quelques autres, les avaient depuis longtemps laissés se constituer une pelote dans d’autres secteurs.
Je ne sais ce que vous en pensez, mais j’ai l’impression que notre monde se désintéresse de plus en plus facilement des conséquences de ses actes, que ce soit dans les domaines familiaux, environnementaux, voire politiques. Qu’un sot soit inconséquent est dans l’ordre des choses mais que des sociétés qui ne comptent pas que des sots se refusent à voir ce qui peut advenir passe l’entendement. J’en veux pour exemple la mise en examen de l’ancienne ministre de la Santé par la Cour de Justice de la République  ; peut-être l’incrimination n’est-elle pas infondée, mais où va-t-on, car si les juges ont la possibilité de sanctionner les politiques, qui contrôlera les juges ?
Il est vraiment dommage qu’Audiard ne soit plus là pour proposer sur le sujet une réplique nonchalante et gouailleuse au Belmondo que vous aimiez bien et qui vient de tirer sa révérence.
Dites-nous, vite, pour nous réjouir, que vous viendrez au Villard pour la Toussaint !
Avec toute notre amitié.

 

P. Deladret

2021-09-22T13:49:11+02:00

Édito octobre 2021 > La gloire et le croix

Il existe une fête chrétienne de la « croix glorieuse ». Étrange idée que d’associer la gloire, qui renvoie à des notions positives, joyeuses et belles, à la croix, qui, avant d’être le signe de reconnaissance des chrétiens, est un violent instrument de torture et de mort. Le fondateur de l’Œuvre, Jean-Joseph Allemand, avait une grande dévotion envers la croix et insistait sur l’attachement des jeunes à la croix du Christ. Est-ce un attrait pour la souffrance et le côté morbide ? Je ne le pense pas, car les chrétiens sont appelés à comprendre que Dieu nous veut du bien et qu’il vient lutter contre la mal et ce qui défigure l’humanité. Jésus n’a jamais accepté ni justifié la souffrance ; il l’a toujours combattue. Mais alors pourquoi associer la gloire et la croix ?

Les deux croix
La croix, si elle est un instrument de torture inventé par les hommes, est aussi un symbole qui associe la verticalité et l’horizontalité. Un homme debout et les bras écartés forme une croix. Le Christ, durant toute sa vie terrestre, a été un homme debout, en marche, les pieds bien sur terre et la tête orientée vers le ciel, signe de la dignité de l’humanité. Ses bras écartés pour rassembler largement toute personne, pour accueillir toute l’humanité, signifient ce désir de Dieu d’être en relation avec chaque personne sans exclusion ni préférence. Les hommes ont été capables de caricaturer ce symbole pour en faire un instrument de violence et de mort, mais il y a un combat entre ces deux croix, celle de la haine et de la torture contre celle de la dignité et de l’amour. Le Christ, au moment de sa passion, a été cloué sur une croix de haine et a lutté contre cette violence en prenant d’autres armes que celles des hommes : il n’est pas entré dans l’escalade mortifère de la vengeance et de la violence, mais il s’est désarmé pour répondre à la haine par l’amour et le pardon. Folie pour les hommes qui, par instinct, combattent le mal par le mal, mais sagesse pour Dieu qui nous aide à comprendre que pour détruire la haine il faut en prendre le contre-pied et s’engager dans la voie de l’amour. Chemin autrement plus difficile et courageux, mais seul moyen de combattre le mal à la racine.

L’amour / la haine
Si les chrétiens parlent de gloire au sujet de la croix du Christ, c’est pour signifier qu’ils reconnaissent cette victoire de l’amour face à la haine. Sur la croix nous adorons l’amour suprême qui est vainqueur du mal et de la mort. Nous sommes tous habités par ces deux croix : le combat a lieu dans notre propre existence. Nous sommes capables d’être des hommes debout pour avancer et les bras écartés pour accueillir les autres, mais nous sommes aussi capables de nous replier sur nous-mêmes, de blesser les autres par haine et par violence, et de les clouer sur une croix. S’attacher à la croix du Christ, cela signifie s’engager dans la voie de l’amour contre la haine, de l’accueil contre le rejet de l’autre, de la dignité contre le repli identitaire.

Attachement à la loi d’amour
Nous avons des formules parfois maladroites ou incompréhensibles pour exprimer cela en langage religieux. Par exemple : « C’est par ses souffrances que le Christ atteint la perfection ». Prise au pied de la lettre cette phrase est révoltante. Qui accepterait de prier un Dieu se satisfaisant de voir l’humanité souffrir et la récompensant à la hauteur de sa capacité à encaisser le mal ? C’est à l’opposé de tout ce que le Christ est venu vivre avec les personnes en souffrance qu’il a rencontrées : jamais il ne leur a dit d’accepter leur souffrance, il n’a jamais valorisé le mal, mais au contraire il a combattu la souffrance, il a guéri les malades, il a relevé les handicapés, il a libéré les possédés… Ce n’est pas la souffrance du Christ qui nous sauve ou qui le rend glorieux, mais c’est son amour donné, même lorsqu’il est confronté au mal. C’est l’obéissance du Christ au projet d’amour absolu de Dieu qui nous sauve : au cœur de la souffrance physique et psychologique que le Christ subit au moment de sa passion, il répond par l’amour et le pardon, il met en œuvre le projet de Dieu et le pousse à la perfection. Il semble anéanti par la haine, il meurt sur la croix de torture des hommes, mais trois jours après il ressuscite, symbole de la victoire totale de l’amour face au mal absolu qu’est la mort physique. Aimer ceux qui nous aiment, vouloir du bien à ceux avec qui tout se passe bien, c’est facile. Prendre soin des personnes en souffrance ou être bienveillant vis-à-vis des étrangers qui ne nous dérangent pas trop, c’est bien vu. Mais aimer nos ennemis, accueillir ceux qui nous dérangent, soigner ceux qui nous semblent responsables de leurs malheurs, prendre soin de ceux qui ont fait du mal, c’est une autre affaire. C’est pourtant à cette perfection de l’amour que nous sommes invités. Cela est souvent au-dessus de nos forces, c’est bien pour cette raison que nous avons besoin de nous laisser habiter par l’amour même de Dieu pour en devenir les porteurs et incarner dans le monde d’aujourd’hui la bonne nouvelle chrétienne. D’un autre point de vue cette compréhension de l’amour absolu de Dieu nous renvoie à notre propre condition humaine : même si nous nous considérons comme indignes de l’amour de Dieu, lui nous dit qu’il nous aime sans condition et qu’il compte sur nous.

Olivier

2021-09-22T13:47:57+02:00

L’Évangile du mois d’octobre 2021

Nous entendrons cet Évangile le 24 octobre, journée de la mission universelle de l’Église.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc

Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Puis, comme il sort de la ville avec ses disciples et bon nombre de gens, un mendiant est là assis au bord du chemin ; c’est Bartimée, le fils de Timée, et il est aveugle. Quand il apprend que c’est Jésus de Nazareth, il se met à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Beaucoup le sermonnent pour le faire taire, mais il crie encore plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le ». On appelle l’aveugle et on lui dit : « Courage, lève-toi, il t’appelle ». L’aveugle laisse son manteau, et d’un bond il est près de Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle répond : « Rabbouni, que je voie ! » Alors Jésus lui dit : « Va ! ta foi t’a sauvé ! » À l’instant même cet homme voit ; et il se met à suivre Jésus sur le chemin.

La foule
Bartimée dérange la visite bien préparée par quelques disciples dans la ville de Jéricho (voir mot du mois). Cette foule agglutinée autour de Jésus a un rôle paradoxal puisque, dans un premier temps, elle empêche Bartimée de voir Jésus et de lui parler puis, à la demande du maître, cette foule fait venir Bartimée à Jésus. Cela renvoie au rôle de l’Église dont une des missions est de se faire l’écho des misères des plus petits et d’être au plus près de ces blessés de la vie. Parfois, hélas, l’Église peut être un obstacle et commettre de regrettables contre-témoignages. Le plus souvent, elle est la porte-parole des sans voix comme avec Bartimée.

Confiance, lève-toi, il t’appelle !
Trois actions correspondent aux trois paroles :

  1. « Confiance » et il se débarrasse de ses sécurités, de ses seules richesses. Il lâche alors son manteau. Ce geste ne paraissait pas nécessaire. On peut l’interpréter comme un désir de se dépouiller pour aller au plus vite vers Jésus.
  2. « Lève-toi », ce verbe qui renvoie à la résurrection. Bartimée fait bien davantage que de se mettre debout, il bondit. Cela lui permettra d’être à la même hauteur que Jésus. Un regard pourra être échangé. Voici Bartimée relevé !
  3. « Il t’appelle ». Bartimée répond à un appel de Jésus. Cet appel est indirect puisqu’il est effectué par un des disciples. Une fois encore est signifiée la mission de l’Église, mettre en contact le Christ avec les plus petits, ceux qui sont ou se croient éloignés de Dieu.

Que veux-tu que je fasse pour toi ?
Bartimée est aveugle et mendiant. De plus, il est assis, au bord du chemin. Il est le prototype de celui qui semble avoir été oublié par Dieu. Que va-t-il demander ? Quel est son profond désir ? De l’argent, la vue ? Un chien d’aveugle ? Sa réponse est claire : il veut voir. Marc joue avec ce verbe qui peut avoir deux sens. S’agit-il d’être soigné de son aveuglement physique ou de sa cécité spirituelle ? Le texte ne le dit pas.

Va ! Ta foi t’a sauvé !
La foi a sauvé Bartimée, elle ne l’a pas seulement guéri. Bartimée est guéri corps et âme à la mesure de sa foi simple et profonde. Jésus ajoute le « va » et non « viens ». Il met l’aveugle dans une situation dynamique. Le terme « sauver » montre qu’il a fait un chemin de disciple. Aussitôt, il obtient la vue. La requête est juste, elle est exaucée. Remarquons que Bartimée suit Jésus sur le chemin, manière de dire que sa mission de disciple est d’emprunter le même chemin que son maître, chemin d’humiliation qui le mènera jusqu’à la croix. Qu’est devenu Bartimée ? On ne le sait pas mais il n’est pas interdit de penser qu’il a fait partie des premiers membres de la communauté chrétienne après l’événement pascal.

Bartimée
Le personnage de Bartimée synthétise les traits du disciple modèle. C’est la seule personne guérie par Jésus qui devient son disciple. La guérison n’est pas décrite en tant que telle. C’est sa transformation intérieure qui devient centrale. La réaction de Bartimée après sa guérison est notable. Il conforme ses gestes à la volonté du Christ.

Didier Rocca

Le mot du jour : Jéricho

Cette ville au bord de la mer Morte est à 400m au-dessous du niveau de la mer. C’est la ville la plus basse du monde. L’ambiance y est insurrectionnelle. Jéricho abrite le palais du roi Hérode.

2021-09-22T13:46:44+02:00

Lettre du Villard – août 2021

Lettre du Villard

Le Villard, le 15 août 2021

Bien cher ami,
Nous sommes heureux d’apprendre que votre voyage de retour samedi dernier n’a pas été perturbé par ces manifestations où se retrouvent des centaines de milliers de personnes qui refusent de se faire vacciner contre ce virus qui est en train de dynamiter notre société – ou qui entendent ne pas être obligées de le faire. Sur quoi cela débouchera-t-il ? Vous vous souvenez sans doute de cette soirée où Gastinel et Beraud se sont opposés sur le sujet ; il a fallu tout votre humour pour les calmer avec une formule anglaise qui les a désarçonnés ; le temps qu’il leur a fallu pour décrypter « Let’s agree to defer »1 leur a permis de retrouver leur calme. Il n’empêche qu’on ne peut écarter le risque que la frange de l’opinion publique qui exprime son désaccord au sujet de la vaccination ne fasse pas le lit d’autres exaspérations qu’engendrent des sujets comme l’extension des ZFE2.
Notre cénacle du Villard était réuni hier chez nous car le rafraîchissement du « fond de l’air » nous avait empêchés de déjeuner dehors. Mimiquet, qui revenait d’une cueillette au génépi, s’est déclaré prêt, lui aussi, à saisir l’étendard de la révolte en apprenant qu’un arrêté préfectoral en limitait le ramassage. Me Beraud n’a pas eu de peine à le convaincre qu’il ne fallait pas tout confondre, que les mécontentements des uns et des autres n’avaient pas de cause commune, mais a convenu qu’ils pouvaient s’ajouter et qu’un état dont le chef venait de se faire gifler dans la rue paraissait mal armé pour tous les contenir. Gastinel rétorqua que cette anecdote était peut-être sans réelle portée politique en rappelant qu’en 1899 Émile Loubet3 avait bien reçu sur son haut-de-forme un coup de canne du baron de Christiani sans que cela fasse trembler la République. « Certes, certes », convint Beraud, « mais en ce temps-là le Président apparaissait aux courses d’Auteuil coiffé d’un huit-reflets et non sur les réseaux sociaux en tee-shirt noir ». Mimiquet qui n’avait plus entendu parler de Loubet depuis le certificat d’études remarqua que le coup de canne reçu par Loubet montrait que le huit-reflets ne confortait sans doute pas plus la fonction présidentielle que le tee-shirt. « Je ne suis pas loin de penser comme vous », intervint Beraud, « car ce qui importe, c’est l’opinion qu’on a de la personnalité, du caractère, de l’expérience de celui qui est sous le huit-reflets ou dans la chemise ». « Si vous voulez », enchaîna Gatimel « mais je serais surpris que le résultat de l’élection présidentielle du printemps prochain dépende vraiment de l’opinion qu’auront la majorité des électeurs de la réelle personnalité de celui qui obtiendra le plus de voix. Les gens, bien souvent, ne votent que pour ceux qui tiennent les propos qu’ils veulent entendre ».
Je n’ai pas cru nécessaire de renchérir, aussi me suis-je contenté de souligner qu’un paramètre important serait le taux de participation, et donc d’abstention, l’exemple des élections régionales de juin dernier étant un désastre pour la démocratie. « Croyez-vous ? » interrogea Beraud, « je me demande au contraire si ces résultats ne montrent pas que notre société est parfaitement mature. Je m’explique ; je me plais à penser – pour m’amuser, je vous rassure – qu’une majorité de personnes inscrites sur les listes électorales ne se sont pas déplacées parce qu’elles considéraient que les marges d’actions sont tellement faibles que peu importe qui détient la majorité et qu’il n’est pas nécessaire de tenter de modifier des équilibres instables ; la gauche ne redistribue plus, la droite n’assume pas ses idéaux et tout le monde fait la même tambouille. J’exagère peut être un peu ». Mimiquet rappela que le problème n’était pas nouveau en fredonnant l’air de Clairette de la Fille de Madame Angot 4 « C’n’était pas la peine, (bis) , non pas la peine assurément, de changer de gouvernement ! ».
J’ai glissé que le taux de participation n’était qu’une des expressions de la vitalité démocratique d’un état et que la pluralité des options entre lesquelles un choix pouvait être fait en était une autre. Gastinel est venu m’appuyer en relevant qu’un taux de participation particulièrement élevé n’était pas nécessairement le signe d’une grande vitalité démocratique et qu’il suffisait de voir ce qui se passait dans les pays où la démocratie n’est que de façade, autrement dit l’essentiel des pays de culture non-européenne, pour en être convaincu. « Regardez la Chine ! » continua-t-il. « Xi Jinping a été réélu en 2018 avec 99,66 % des votants ! ». Me Beraud releva qu’on savait très bien ce qu’il en était de la démocratie dans ce pays – qui ne l’avait jamais connue – mais que, dans ce cas précis, il fallait être un peu fair-play et ne pas mésestimer le fait que le parti communiste qui célébrait cette année son centenaire était arrivé à faire en un siècle de la Chine le deuxième pays le plus riche du monde s’il faut en croire le FMI. « … et sans doute aussi, persifla Mimiquet, les Chinois qui lui fournissent les chiffres »… Gastinel s’exclama : « On ne joue pas sur les chiffres avec les médailles obtenues cette année aux J.O. de Tokyo ! Les chinois sont deuxièmes et talonnent les États-Unis pour le nombre de médailles d’or ! Le jour où les chinois s’occuperont sérieusement du Tour de France, ils ne se contenteront plus de finir lanterne rouge comme Ji Cheng en 2014 ». « Espérons, crut bon d’ajouter Mimiquet, que lorsqu’ils lanceront leur Tour de Chine, ils prévoiront des courses en relais ! ».
Il vous reste encore quelques jours, je crois, pour préparer votre rentrée effective. Vivez les pleinement. « Ce qui sauve », comme le confesse Guillaumet à St Ex dans Terre des hommes, « c’est de faire un pas. Encore un pas ».
Avec toute notre amitié.

 

P. Deladret

  1. Nous sommes d’accord sur le fait que nous ne sommes pas d’accord.
  2. Zones à Faible Émission, qui doivent avoir pour effet d’interdire l’utilisation des véhicules à moteur diesel dans des délais assez brefs.
  3. Émile Loubet, président de la République de 1899 à 1906.
  4. Opéra-comique de Charles Lecoq, 1872.
2021-08-24T23:48:10+02:00

Camp d’été 2021 > les Benjamins

Les Benjamins à Orcières

Cette été les Benjamins sont partis une quinzaine de jours à Orcières-Merlette. Entre maison et camping ils ont pu développer leur côté débrouillards, apprendre à être d’avantage bienveillants les uns envers les autres, mais aussi apprendre à vivre en communauté.
Après une journée où les Benjamins étaient en compétition contre leur animateurs, ils se sont vite rendu compte que c’était bien plus rigolo de jouer avec les animateurs et ces derniers ont eux aussi avouer leur défaite et étaient très contents de pouvoir continuer à faire partie des jeux !
Le camping a été aussi une belle épreuve. Une première pour beaucoup d’entre eux ! Planter les tentes, manger dehors, cohabiter avec des pinces oreilles… Mais tout ces petits tracas ont vite été oubliés et la magie d’un groupe soudé a opéré. Grâce à la superbe base nautique les BJ’s, les JKD’s et les KD’s ont pu se réunir pour une journée commune ! Ensemble ils ont eu pour but de créer la plus grande et spectaculaire soirée. Cette journée pleine d’euphorie s’est soldée par une grande soirée dans la maison avec tout les groupes réunis !
Nous sommes tous rentrés avec plein de souvenirs joyeux de ce grand camps, et nous espérons que les Benjamins seront tous présents nombreux pour les prochains !

Jeanne dV

2021-08-24T18:54:29+02:00

Édito septembre 2021 > La vie chrétienne

En ce temps de rentrée, je vous propose de résumer en quelques lignes ce que c’est qu’être chrétien. Ce sera l’occasion de nous donner quelques repères pour cette nouvelle année qui démarre.

Dieu nous aime
Avant tout, être chrétien, c’est ce reconnaître aimé. C’est bien ce qui se révèle dans toute l’histoire biblique de la relation de Dieu avec le peuple hébreu, et tout particulièrement dans son incarnation en Jésus Christ : il n’exclu personne, se fait proche des plus démunis, s’identifie aux pauvres. Il vient nous dire qu’il aime tout le monde sans frontière est sans limite.
Être chrétien, c’est entendre Dieu qui nous dit que nous avons du prix à ses yeux, que nous comptons pour lui, personnellement. Nous sommes tous uniques et Dieu nous aime chacun pour ce que nous sommes, avec ce que nous sommes, comme une mère ou un père aime chacun de ses enfants d’une manière unique et absolue.

Dieu nous envoie
Être chrétien, c’est entendre que Dieu nous dit qu’il compte sur nous pour assumer sa mission, qui consiste à incarner l’amour au cœur du monde. Nous n’avons pas d’autre vocation que d’aimer, comme Dieu aime, sans compromission avec les forces du mal et sans replis identitaire. Aimer, c’est accompagner, encourager, relever. Ce n’est pas juger ou rejeter, c’est croire en l’homme et en sa capacité de changement. Aimer c’est aussi savoir se révolter face à l’injustice et agir pour transformer le monde de l’intérieur.
Pour accomplir cette mission, nous avons, en premier lieu, besoin de reconnaître l’amour bienveillant de Dieu : nous ne sommes pas meilleurs que les autres, nous ne sommes pas supérieurs, nous sommes tous de la même pâte humaine, nous sommes fragiles, capables du pire et du meilleur, pêcheurs pardonnés. Et c’est seulement si nous expérimentons dans nos existences cet amour qui relève, encourage et pardonne que nous pourrons l’annoncer.

Communion en Église
Pour assumer cette mission, nous ne sommes pas seuls, nous sommes encouragés à vivre notre vocation en Église, avec d’autres, en découvrant la richesse et la fécondité de la différence. Cette diversité nous ouvre à la communion, qui est une invitation à comprendre que si la mission chrétienne est unique et universelle, les manières de la mettre en œuvre sont multiples, que les sensibilités et les différences ne sont pas des obstacles mais des trésors, que nous devrions nous émerveiller que d’autres assument la mission d’une autre façon que la notre, qu’il n’y a pas concurrence mais coopération avec ceux qui agissent différemment pour atteindre le même objectif.

Priorité aux pauvres
Cette mission à vivre en communion dans l’Église sera d’autant plus conforme au désir de Dieu qu’elle sera orientée vers les plus pauvres et les plus petits. Les chrétiens doivent être capables de discerner les injustices et de mettre en œuvre la solidarité et la fraternité. Ça a été la priorité du Christ, ce doit être celle de tous les croyants. La primauté aux pauvres peut être un critère de discernement pour l’Église et pour tous les croyants. Avant de prendre des décisions, nous pouvons nous demander en quoi cela sera au service de plus de justice et de fraternité.

Catholicité de l’Église
La mission chrétienne n’est pas limitée à une élite ou à un public cible, elle est universelle, c’est le sens du mot « catholique ». Il ne s’agit pas de faire nombre ou de viser la rentabilité, il s’agit d’annoncer que l’amour de Dieu est pour tous, que chaque personne compte pour lui et qu’il compte sur chacun de nous pour que notre vie soit un signe et un moyen de l’incarnation de son amour dans le monde. Le pape François nous invite à briser les murs et à construire des ponts entre les hommes, parce que c’est le projet de Dieu : nous accompagner pour accomplir notre vocation à la fraternité.
Nous sommes particulièrement invités, en ces temps bouleversés par la pandémie, par les incertitudes sur l’avenir de notre planète et par les crises sociales, économiques et migratoires qui sont à craindre, à prendre notre part et à découvrir que nous avons quelque chose à faire pour que le projet de Dieu s’accomplisse.

Olivier

2021-08-24T18:40:25+02:00

Camp d’été 2021 > les Jeunes Cadets

Les Jeunes Cadets à Orcières

Connaissez-vous la chanson de La petite mandarine (cf. https://www.youtube.com/watch?v=8YSMyWZmcm8) ? Celle-ci a été réécrite par les Jeunes Cadets qui ont très bien résumé l’excellent camp d’été qu’ils ont vécu tous ensemble.

Connaissez-vous l’histoire… JKD’s JKD’s…
D’un groupe de Jeunes Cadets… JKD’s JKD’s…
Qui partait en grand camp… JKD’s JKD’s…
Sur la montagne d’Orcières-Merlette… JKD’s JKD’s…

Le groupe est composé… JKD’s JKD’s…
De 37 Jeunes Cadets… JKD’s JKD’s…
Accompagnés d’anims… JKD’s JKD’s…
Qui étaient vraiment très très cools… JKD’s JKD’s…

Ils faisaient plein de jeux… JKD’s JKD’s…
Des jours d’activités… JKD’s JKD’s…
Ils dormaient dans des tentes… JKD’s JKD’s…
Et ils aimaient jouer ensemble … JKD’s JKD’s…

Après 15 jours passés… JKD’s JKD’s…
Il est l’heure de rentrer… JKD’s JKD’s…
Nous sommes tous satisfaits… JKD’s JKD’s…
De notre super camp d’été… JKD’s JKD’s…

Nous avons tous créé… JKD’s JKD’s…
De supers amitiés… JKD’s JKD’s…
Qui resteront gravées… JKD’s JKD’s…
Pour tout le monde et à jamais… JKD’s JKD’s…

Nous espérons que cette chanson vous a plu, parce qu’elle a été écrite avec le cœur, et résonne de bonheur.

Les Jeunes Cadets et les animateurs

2021-08-24T18:57:28+02:00

L’Évangile du mois de septembre 2021

L’Évangile de ce mois sera le 26e dimanche du temps ordinaire et la journée du migrant et du réfugié.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc

« Maître, nous avons vu quelqu’un qui se servait de ton nom pour chasser les démons, et nous l’avons empêché car il n’est pas disciple avec nous ». Jésus lui répond : « Ne l’empêchez pas ! Car personne ne peut faire un miracle en mon nom et aussitôt après parler mal de moi. Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Celui qui vous donne un verre d’eau parce que vous êtes disciples du Christ, je vous dis qu’il ne perdra pas sa récompense.
Si ton œil te fait pécher, arrache-le.
Si quelqu’un devait faire chuter l’un de ces petits qui croient, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une meule de moulin et qu’on le jette dans la mer.
Si ta main doit te faire chuter, coupe-la ! Mieux vaut pour toi entrer dans la vie avec une seule main, que t’en aller avec tes deux mains à la géhenne, au feu qui ne s’éteint pas.
Et si ton pied doit te faire chuter, coupe-le ! Mieux vaut pour toi entrer dans la vie avec un seul pied, qu’être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.
Si ton œil doit te faire chuter, jette-le loin de toi ! Mieux vaut pour toi entrer dans le Royaume de Dieu avec un seul œil que d’en avoir deux et d’être jeté dans la géhenne, où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. »

Le contexte
Au cœur de l’Évangile selon saint Marc, cet extrait clôt un dialogue avec ses disciples. Il fait suite à la deuxième annonce de sa Passion et sa Résurrection.

Qui n’est pas contre nous est pour nous.
Les disciples imaginent être les seuls à pouvoir parler de leur maitre. Or, annoncer Jésus même de façon maladroite est toujours un bien. L’expérience missionnaire est le lieu par lequel nous allons apprendre à le connaitre, à l’aimer. Au fond, tant que je ne contredis pas le Credo, même si je n’ai pas les mots bien justes, je ne dois pas avoir de scrupules pour annoncer l’Évangile. Le but de l’Église n’est pas d’empêcher les autres mais de proclamer et vivre le royaume. Suis-je capable de me réjouir de ceux qui sont différents de moi, qui confessent leur foi avec d’autres mots, avec un autre style ? Cette attitude d’ouverture différencie l’Église d’une secte.

Qui donnera un verre d’eau…
On trouve à l’extérieur de l’Église des personnes qui font preuve de compassion. C’est bien évident. Même s’ils ne sont pas disciples, ils recevront leur récompense. Ce verset fait l’écho à la parabole du jugement dernier dans l’évangile de Matthieu : « J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ».

Arrache-le !
Si nous devions prendre ces paroles du Christ au pied de la lettre, il y aurait beaucoup de borgnes, de manchots parmi nous, en commençant par nous-mêmes. Ces paroles doivent être entendues par chacun d’entre nous avec gravité mais aussi par nos communautés. Un chrétien, une Église se juge à la façon dont elle traite les petits. Il s’agit de ne pas les faire chuter, de ne pas les scandaliser. C’est malheureusement d’actualité…
L’Eglise des débuts se sentait menacée par l’hostilité du monde et par la persécution. Jésus lui dit qu’elle est surtout menacée par le manque d’amour fraternel. Que les difficultés vis-à-vis de ceux qui ne confessent notre foi ne doivent pas nous faire perdre de vue le péché qui est au-dedans de nous, au-dedans de l’Église.
On peut aussi entendre dans ces sérieux avertissements adressés par Jésus comme un appel à ce que nos mains, nos pieds ou nos yeux ne soient pas des obstacles à notre fidélité à l’Évangile. Est-ce que nous laissons dicter tous nos gestes, nos paroles, nos pensées par l’espérance du monde à venir ?

Pour actualiser
Tout d’abord, un appel à l’humilité, ne pas croire que ceux qui sont « du dehors » sont mauvais. Comme chrétiens, nous ne sommes pas le centre du monde, seulement et c’est déjà beaucoup un signe et un moyen par lequel Dieu est annoncé.
Surtout, Jésus exige de nous que nous ne soyons pas source de scandale ! Il ne s’agit pas de se couper un œil, une jambe ou une main mais de se couper de certaines situations, certaines images ou certaines postures. Au travail !

Didier Rocca

Le mot du jour : géhenne

La géhenne est le synonyme des enfers. Ce mot renvoie à une vallée au sud de la ville de Jérusalem, où des Ammonites, une ethnie cananéenne, offraient des enfants en sacrifice au dieu Moloch. On y jetait les détritus qui étaient brûlés et mangés par les vers. Une vie qui fait chuter est une abomination qui relève de la géhenne, elle doit être brulée comme un détritus.

2021-08-24T18:43:50+02:00

Camp d’été 2021 > les Cadets

Les Cadets autour du lac de Serre-Ponçon

Voilà, on arrive à la fin de cette année et du grand camp. Je vous ai vu grandir, et vous aussi. Je vous ai détestés, je vous ai adorés, et vous aussi. J’ai commencé il y a près de 5 ans, j’en avais 15, vous en aviez 8. Je découvrais l’animation, vous découvrirez la vie de l’Œuvre. Je me revoie à votre place. Maintenant je vous vois face à moi, et quand je vous regarde, tous ces souvenirs me reviennent, tous ces camps, ces fous-rires, ces pleurs, ces moments un peu plus virulents. Toutes ces marches, ces activités, ces jeux, ces chants. Je ne vous oublierai jamais. Je n’oublierai jamais Baleine, suavemente, le fait de continuer le décompte après que vous vous soyez comptés, nos foots, nos combats de coq dans l’eau, notre coupe du monde, notre nuit à la belle étoile qui a tourné à la flotte, nos randonnées, nos camps à thème, que ce soit de Mario jusqu’à Harry Potter, nos journées à thème, tellement de thèmes, tellement de jeux… J’ai tellement transpiré de joie avec vous, dans la victoire et le chambrâge comme dans la défaite et la marronage. Je n’oublierai jamais le caca d’Ulysse, la panthère de Jade, le conducteur de car sans permis, Monique dans la fosse, bref tous ces moments incroyables qui resteront gravés à jamais dans mon esprit. Vous m’avez tellement apporté, vous ne vous en rendez pas compte. Je sais que je donne l’image d’un animateur autoritaire, pas forcément hyper-calme, mais sachez que je donnerai beaucoup pour ce groupe. Je prie de tout mon cœur pour que vous continuiez sur votre lancée, deveniez animateurs et viviez tout ça. C’est si fou, tellement fatiguant et usant, mais avec tellement de bonheur infini à la clef. Je vous souhaite tout le bonheur du monde, d’essayer de mettre en pratique ce que j’ai essayé de vous apprendre maladroitement, continuez comme vous êtes car vous êtes tous aussi formidables les uns que les autres.
Chers amis animateurs, si seulement vous saviez comme je suis fier de vous, vous avez tellement grandis cette année, vous n’avez plus rien à voir avec les Grands Cadets que j’ai découvert en septembre. J’ai essayé d’être le meilleur possible pour vous, d’être le plus présent et le plus à l’écoute. Évidemment je suis loin d’être comme je voudrai, je suis très impulsif, je n’utilise pas forcément les bons mots ou le bon ton, parfois trop violent même, je m’en excuse, mais croyez-moi j’ai tout donné pour vous transmettre le plus possible, j’ai tout donné pour vous apprendre tout ce que je sais. Je vous remercie aussi, je vous remercie pour cette année incroyable, bien qu’amputée. J’ai adoré vous découvrir, découvrir votre univers, vos vies. Et sachez que vous êtes tous aussi merveilleux les uns que les autres. Que ce soit Fabio et sa maniaque attitude face à tout ce qui peut se présenter, sa détermination et sa justesse de paroles, ou encore Mayumi, dont l’esprit est parfois décalé de quelques secondes, partante pour tout, une guerrière haïtienne abritant une douce petite fille, il y aussi Violette, notre princesse du 8e, pilote hors-pair, directive et organisée, emplie d’une immense gentillesse, nous avons aussi Zacharie, notre rockeur, notre force tranquille, toujours prêt à écouter et à aider son prochain quel qu’il soit, surtout s’il vient de la Plaine, et enfin nous avons Nayef, notre hurluberlu, un véritable philosophe des jeux de mots et références, cachant un garçon bourré de bonheur. Je ne changerai mon groupe d’animateurs première année pour aucun autres groupes avec 10 ans de bagage.

Baptiste

2021-08-24T18:55:29+02:00

Camp d’été 2021 > les Grands Cadets

Les Grands Cadets en Corse

15 juillet 9h58
Driiinnng : allez debout les Grands Cadets c’est le grand départ pour la Corse. Un gros sac, des bonnes chaussures et voilà les GKD’s partis. Après un voyage tumultueux, les Grands Cadets posent enfin les pieds sur la fameuse Corse. Ils commencèrent à Algajola où ils purent profiter du sable chaud de la Corse et de son eau claire. Après la visite de Calvi et une balade en bouée tractée au cours de laquelle ils perdirent quelques soldats, vint l’heure de la messe aux bords de la mer accompagnée d’un magnifique coucher de soleil et d’un souffle de paix. Il est déjà temps de repartir en direction de Porto, les GKD’s ont survécu au long trajet accompagné de virages coriaces. Une fois les tentes montées, direction la rivière où les sauts ont été à l’honneur. Les calanques de Piana ont accueilli à bras ouverts le groupe des Grands Cadets : ils ont pu sauter de nouveau et profiter de la rencontre de sportifs olympiques, constructeurs de bâtiments et d’un super duo de bimbos. Sans oublier qu’ils ont eu l’honneur de déjeuner chez la famille de Stan. Les voilà de nouveau repartis mais cette fois-ci, ils montent en altitude en direction d’Asco. Après être passés sous les douches glacées ils sont partis pour gravir une montagne, et oui rien que ça ! Après avoir longé les crêtes durant 2 h le retour au camping fut un soulagement. Après cette longue marche qui a valu sept heures d’effort, il était bien temps de se reposer. Une grosse nuit de sommeil était nécessaire pour repartir de plus belle et une authentique envie de découvrir le monde : il était temps de partir vers la fameuse via-ferrata où ils s’élancèrent dans le vide à plus de 100  m. Durant cette épreuve riche en adrénaline, en courage, et en réflexion pour savoir dans quelle position se mettre pour échapper au vide, les GKD’s ont réussi cette épreuve avec succès. Ils ont été bien courageux puisqu’ils ont dû puiser dans leurs ressources et dans leur mental ainsi que leur physique, pour réussir à escalader ces magnifiques montagnes. Et bien ils en ont fait des choses ! Pour finir ce beau périple les GKD’s partirent en direction de Porto-Vecchio où ils eurent la visite de Zeus et ses compagnons. Ils passèrent ensuite au tribunal de la plage dirigé par des surveillants de baignade pas comme les autres. Le voyage touche à sa fin mais d’abord direction les îles Lavezzi pour une merveilleuse dernière journée.
Malheureusement l’heure du départ arrive. Ce merveilleux voyage s’achève avec l’embarquement en bateau pour partager une dernière soirée mouvementée, qui a été encore une fois un moment de complicité et de rigolade. Une bonne façon de se dire au revoir avant le long été qui continue.
Malgré la chaleur, les longs trajets et la fatigue, les GKD’s ont réussi à créer de magnifiques souvenirs, une belle cohésion de groupe et ont rendu ce camp magique. Une immense vague de souvenirs, de rigolade, de bonne entente a été au rendez-vous durant cet été. Cette mixité et cette entraide sont la preuve même d’une vraie famille. Une famille de 24 personnes mais une famille quand même. Cette magnifique aventure a pu consolider les liens, la confiance et l’attachement que nous avons tous les uns pour les autres.
Merci les GKD’s.
Merci les animateurs.
Merci Clémence et Olivier.
Et Merci Mina, Françoise et Alain pour l’accueil à Piana !

Estelle & Gloria

2021-08-24T18:57:09+02:00