Olivier

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L’Évangile du mois de mai 2026

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous, tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Le contexte
Aussitôt après la résurrection, Jésus donne rendez-vous à ses disciples en Galilée. Ils ne sont plus que onze puisque Judas s’est suicidé. C’est alors que Jésus donne un discours d’adieu bref mais particulièrement saisissant. La Tradition place cela quarante jours après Pâques.

À propos des disciples
Les disciples ne semblent pas vraiment prêts à cette rencontre. Le doute qu’ils expriment est révélateur. De fait, comment ne pas se sentir proches de ces disciples qui doutent ? Souvent, la foi s’affermit par des moments de doute que l’on surmonte. En même temps, comment Jésus peut-il confier la « promotion du message évangélique » à des personnes qui l’ont à peine assimilé ? C’est l’occasion de rappeler cette formidable confiance que Dieu fait en l’homme et en l’Église. La mission confiée aux apôtres semble bien être une folie. Mais ils ne sont pas seuls dans cette entreprise : cet engagement n’est pas d’abord le nôtre mais celui de Jésus. Parfois, tel ou tel engagement peut paraître bien lourd à porter ou à assumer, être animateur à l’œuvre par exemple ou prendre des responsabilités dans une association. En effet, mais n’oublions pas que c’est Dieu qui passe par nous. Il a voulu avoir besoin de nous, alors soyons sans inquiétude, Dieu est avec nous. C’est d’ailleurs le nom que Jésus reçoit dès avant sa naissance de Dieu « Dieu-avec-nous » ou Emmanuel. Ce nom est repris tout à la fin de ce passage : Je suis avec vous.

Au nom du Père, et du Fils 
et du Saint-Esprit
Cette expression est tellement habituelle pour les chrétiens qu’elle peut passer inaperçue dans ce passage d’Évangile. Pourtant, elle est unique dans les quatre Évangiles. « Au nom de » est une formule habituelle dans la Bible qui rappelle l’unicité de Dieu ; en même temps, les trois personnes sont bien nommées et bien distinctes. Lorsque Jésus invite ses disciples à baptiser au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, cela signifie que le baptême nous plonge dans la Trinité, cet Amour qui circule, se donne et se reçoit sans cesse. La Trinité n’est pas incompatible avec l’unité de Dieu parce que ses trois personnes sont unies comme les doigts d’une main.

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps »
Cette dernière phrase de l’Évangile est particulièrement réconfortante. Nous avons là le rapprochement étonnant entre deux durées : l’une à notre mesure : tous les jours, donc chaque jour, et l’autre au-delà de notre portée, la fin des temps. Autrement dit, toute inquiétude quant à la fin des temps est sans consistance puisque la présence du Ressuscité « avec nous » est promise au cœur de notre existence quotidienne. La présence de Dieu n’est pas pour un plus tard mais pour aujourd’hui et toujours.

La boucle est bouclée
Au début de l’Évangile, Jésus arrive et nous dit la proximité de Dieu à notre égard. À la fin de ce même Évangile, Jésus s’en va mais ne nous laisse pas orphelins puisque l’Esprit Saint nous permet d’être avec Dieu par-delà les limites d’espace et de temps..

Didier Rocca

Le mot du mois : Ascension
Jésus qui monte au Ciel (son ascension) exprime son passage du visible à l’invisible. Les récits d’apparition n’ont qu’un but : montrer que Jésus est vivant, mais de telle sorte qu’on ne le reconnaît pas au premier abord. Il est « ailleurs ». Matthieu lui fait dire : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des siècles. » Mais ce Dieu-avec-nous n’est plus perceptible avec les yeux, seulement par la foi. Gardons-nous bien de concevoir l’Ascension de Jésus comme un déplacement spatial : Jésus ne s’évade pas dans les galaxies. Il est plutôt passé de l’autre côté du voile, ce voile que seul peut percer le regard de la foi. Épreuve pour la foi que ce nouveau corps que l’Esprit va lui donner et que nous appelons Église.
D’une certaine façon, l’Église est ce voile qui cache et révèle à la fois. Le mouvement vertical du Christ se double d’un déplacement « horizontal », celui des disciples à la surface du globe. Ascension et envoi sont toujours liés : « Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre. Partez donc, de toutes les nations faites des disciples. »

2026-04-27T19:12:27+02:00

Camp printemps 2026 > les Cadets

Les Cadets à Carabelle

Bonjour chers parents et amis,
Vos enfants se sont vraiment bien amusés. Le premier jour, dimanche, nous étions avec les Benjamins pour célébrer la messe, un jeu commun, puis ils sont partis. Le soir nous avons eu une veillée sur la spontanéité qui s’apparente à une guerre des sifflets.
Le lundi le jeu du matin était fait par des enfants (Nathanael, Sacha et Clément) ils ont été top. L’après midi, le jeu était des vacancières et le premier jeu un jeu de mots par rapport aux vacances au soleil, puis une bataille navale avec des bombes à eau.
Le mardi ce fut la journée à thème : nous avons été en Afrique pour découvrir ses différentes cultures. Le matin les enfants ont fait un parcours pour retrouver des souvenirs puis en faire une histoire. L’après midi, ils ont retrouvé la CAN grâce à une guerre des drapeaux. Le soir ils ont fait une chasse au trésor qui s’est avérée très drôle.
Le mercredi, ils ont eu la visite de Top Chef : d’abord un relais pour avoir soit des avantages soit des malus, puis ils ont fait des cookies avec ces malus. Les cookies étaient vraiment délicieux, bravos à nos petits chefs. L’après-midi le jeu était présenté par les jeunes (Capucine, Adèle et Marie) : leur univers était Léna Situation, et ils nous on fait voyager pour créer des vlogs sur les pays. Le soir c’était déjà la dernière veillée : ils ont pu voir les Dafts Punk. Ils ont dansé grâce à des indications, ils ont ensuite fait un relais et enfin ils ont créé une chorégraphie.
Nous arrivons déjà au dernier jour malheureusement. Le matin, ce fut ménage puis, l’après-midi, piscine comme tous les jours du camp, avec une discussion spirituelle au bord de la piscine sur l’acceptation de l’autre et des différences. Cette discussion a été très enrichissante pour chacun d’entre nous.
Il est déjà temps de rentrer à Marseille mais nous avons passé un super camp avec les Cadets et nous avons hâte de les voir au grand camp.
À bientôt pour de nouvelles aventures !

Camille

2026-04-27T19:22:03+02:00

Camp printemps 2026 > les Grands Cadets

Les Grands Cadets à Orcières

Nous sommes arrivés mardi à Orcières, dans la maison des Iris qui a été notre solution de repli pour cause de mauvaises conditions météorologiques annoncées (mais en fait on a eu beau temps). On a pique-niqué sur place puis on a fait un jeu sur le thème de Pâques et des lapins, avant une veillée animée autour des renards et des poules. Le mercredi matin on a démarré en deux groupes avec un loup-garou un peu spécial, sans loups-garous ! L’après-midi on avait un jeu animé par Klatoo, Caramélo et Etno, et le soir une veillée sur le thème des sorciers et sorcières avant d’aller dormir. Le jeudi c’était la fameuse journée à thème avec Gérard, le directeur de l’asile, Bernard, le gardien, Jean-Quête, le célèbre enquêteur et Simon, le médecin, et les fous, c’était nous ! Une journée vraiment chargée et mouvementée, une seule équipe a gagné et leur slogan c’était « attraper les fous c’est fasil », allez voir sur leur insta ! Le vendredi matin c’était Espagne contre France et bien sûr l’Espagne a gagné, l’après-midi on a fait une super rando avec une baignade en rivière et même dans la neige pour les plus courageux. Le soir c’était notre dernière soirée avec des burgers à la carte, un cinéma et une belle discussion sur les différences entre nous et le rejet. Samedi, jour du départ, on a fait le ménage, le bilan de camp, un dernier repas, et une balle américaine pour bien se souder avant de rentrer à Marseille. Un grand merci à tous les animateurs pour ces moments inoubliables, on s’est régalé !

Mathilde

2026-04-27T19:24:16+02:00

Lettre du Villard – Mars 2026

Le 15 mars 2026

Bien cher ami,
Nous nous réjouissons que vous ayez pu vous rendre à Xi’An pour admirer, sur la Route de la Soie, les huit mille soldats de l’armée en terre cuite, qui, au demeurant, ne sont pas les seules merveilles à découvrir dans cette province. Au fil des mois, vous progressez dans votre connaissance de cette civilisation chinoise qui, s’il faut en croire notre ami Gastinel, toujours un peu excessif, n’aurait d’égale que celle de notre Europe chrétienne. Béraud se demande s’il connaît assez les autres civilisations pour être aussi péremptoire ; j’ai ma petite idée, mais et je me garde d’intervenir car je ne suis pas assez assuré de mes arguments.
À défaut de parcourir un monde nouveau, nous trouvons au Villard notre bonheur en nous promenant dans les sites que nous connaissons et auxquels nous pouvons encore accéder en raquettes. C’est à l’occasion d’une de ces balades que Gastinel, qui, faisant la trace sur une forte pente et s’étant rendu compte qu’il avait pris une mauvaise direction, a observé qu’il était heureux que nous soyons peu nombreux car rebrousser chemin lorsqu’on s’est trompé de direction est plus facile lorsqu’on est à la tête d’un petit groupe que lorsqu’on mène toute une escouade. « Vous pouvez transposer votre remarque dans d’autres domaines », lui dit Beraud. « Vous constatez, par exemple que, pour les partisans de la pensée informelle et, à mes yeux laxiste, qui imprègne aujourd’hui notre société, la moindre prise de distance par rapport à la Doxa1, la moindre allusion à d’hypothétiques erreurs de jugement, est l’expression d’un esprit réactionnaire. Il n’est pas question de se remettre en cause, que l’on se soit trompé ou non de direction. Et pourtant, même l’Église, qui est rarement présentée comme un courant de pensée avant-gardiste, a toujours su qu’il fallait être “à temps et à contretemps” ! »
Duplicité ou sottise ?
L’ami Poulenc, qui n’était pas tout à fait à son aise dans le mouvement de conversion2 qu’il effectuait, a convenu que changer de direction était parfois bien délicat. « J’en sais quelque chose, fit Mimiquet, qui s’était joint à nous ce jour-là ; pour reculer vers la gauche avec la remorque attelée au tracteur, il faut que je commence par braquer à droite. Allez l’expliquer ! » « Je ne voudrais pas, dit Gastinel, être à la place de ceux qui font profession d’éclairer les autres et qui se rendent compte qu’ils les ont aventurés sur un mauvais chemin. » « L’histoire montre, nota Béraud, que ces situations sont rares, par ce que les dispositions d’esprit qui les ont conduits à leur aveuglement leur font occulter la réalité. Notre société est dans le déni parce qu’elle ne cherche pas à savoir ce qui découle des actes qu’elle pose : duplicité ou sottise ? » « C’est un peu ce que je me demandais, fit Mimiquet, en lisant les programmes des candidats pour l’élection municipale ; on va donner du travail à tout le monde, purifier l’air, raboter les chemins et – pourquoi pas – interdire les expériences nucléaires sur le territoire de la commune. En votant, j’ai fait un peu comme si je croyais que ça puisse servir à quelque chose. » « Oui, reprit Béraud, on cherche dans les “professions de foi” des candidats, comme on dit aujourd’hui, ce qui paraît le moins farfelu et qui pourrait permettre d’améliorer la course du bateau sur lequel on est embarqué. »
Le Tigre et le Lion
« Embarqués, c’est bien le mot, reprit Gastinel, dans cette guerre au Moyen-Orient, où, si j’ai bien compris, l’Iran se défend contre les attaques de ceux qui ont acquis la certitude qu’il voulait les anéantir et, ce faisant, s’en prend à ceux qui ne l’aident pas. Démêler le vrai du faux dans la recherche de la cause première est peut-être hors de notre portée tant la lecture de l’Histoire de cette partie du monde est conditionnée par des a priori. » Il m’est alors venu à l’esprit la remarque d’un des personnages de la Tour d’Ezra3 qui raconte l’histoire de Juifs venus fonder une colonie en 1938 en Palestine : « Nous ne pouvons pas nous permettre de comprendre la position des autres. » Sans doute leurs ennemis pensent-ils de même. « Un seul fait est certain, ajouta le colonel, c’est que si la guerre n’est pas à ce jour à nos portes, elle commence à modifier le cours de nos vies. » « Une autre chose est certaine, fit Béraud, c’est que si les États-Unis ne parviennent pas à leurs fins, ils mériteront plus que jamais le surnom de Tigres de papier que leur avait donné Mao. » « Et, ajouta Poulenc, qui ne dédaigne pas les rapprochements osés, que se passera-t-il si le Tigre de papier se casse les dents en essayant d’aider le Lion des Pahlavi4 à récupérer son trône ! Nous serons dans de beaux draps ! Espérons que les besoins en pétrole de la Chine conduiront rapidement le successeur du Grand Timonier à reprendre la barre en mains pour sécuriser le golfe persique et permettre à ses pétroliers – ainsi qu’aux nôtres – d’y évoluer sans risque. »
Et, au fait, comment voit-on ce drame depuis les bords du Huangpu ? Est-on, là-bas, comme, paraît-il, le conseille Lao-Tseu, assis au bord du fleuve en attendant de voir passer le cadavre de ceux dont on ne peut oublier l’offense, c’est-à-dire les Occidentaux ? Car il faut bien dire, n’est-ce pas, que depuis le Sac de Pékin5, les chinois ne nous ont jamais vraiment pardonné. Et au fait – encore – Lao-Tseu a-t-il toujours sa place dans le panthéon chinois ?
Vous le constatez, nous brûlons de connaître votre avis sur mille sujets ! Ce qui – mais vous ne pouvez en douter – traduit assez notre amitié.
Qu’il nous est toujours agréable de vous exprimer.

P. Deladret

  1. Doxa : « Ensemble des opinions, des préjugés et des présuppositions sur lesquels se fonde toute forme de communication. »
  2. Mouvement consistant à mettre les skis dans la direction opposée à celle suivie jusqu’alors.
  3. La tour d’Ezra, Arthur Koestler, 1947.
  4. Le Lion des Pahlavi est le symbole de la dynastie iranienne.
  5. Sac de Pékin : Pillage et destruction en 1860 du Palais d’Été par les Français et les Anglais.
2026-04-27T19:14:32+02:00

Camp hiver 2026 > les Benjamins

Les Benjamins à Larche

Dès le départ, le mardi matin, l’excitation était au rendez-vous. Installation dans les chambres, premières retrouvailles, l’aventure pouvait commencer. Les journées sur les pistes ont été un vrai succès. Progrès impressionnants, premières descentes pour certains, virages de plus en plus assurés pour d’autres… et bien sûr quelques chutes, toujours suivies de grands fous rires. Les BJ’s peuvent être fiers d’eux ! En dehors du ski, la semaine a été rythmée par de super moments comme notre journée à thème autour de Scooby Doo dans le village des esquimaux, grands jeux tous ensemble, des veillées toujours plus incroyables, soirée film, sortie raquettes et luges sans oublier les superbes jeux organisés avec brio par les GKD’s. L’ambiance était vraiment belle, avec beaucoup d’entraide et un authentique esprit d’équipe.
Nous avons aussi pris le temps de nous poser avec la messe et les temps de prière, des moments simples mais importants, qui ont donné encore plus de sens à cette semaine.
Dimanche, les valises étaient prêtes… et les souvenirs nombreux. Fatigués, oui, mais surtout heureux et fiers de tout ce qu’ils ont vécu. Merci pour votre confiance. Les enfants ont été formidables. On repart avec des rires plein la tête et on a hâte de les revoir pour le camp de Pâques !

Samy

2026-03-24T11:49:04+01:00

Édito avril 2026 > Le salut

Avec la grande fête de Pâques, nous célébrons la résurrection de Jésus, la victoire de la vie sur la mort, le salut de l’humanité. Mais qu’est-ce que le salut. De quoi sommes-nous sauvés ? Et comment sommes-nous sauvés ?

La vie éternelle
Le salut, pour les croyants, c’est la vie éternelle. Nous sommes donc sauvés de la mort. Ce qui implique que le projet de Dieu n’est pas de nous juger pour nous condamner mais de nous offrir la vie, la rédemption, le pardon. Dieu n’est pas un juge qui cherche à punir, mais un justicier qui vient lutter contre le mal. Il ne nous domine pas à distance pour peser nos vies à la balance et nous condamner selon nos mauvaises actions, mais il vient nous accompagner de son amour bienveillant pour que le bien l’emporte dans nos existences. Jésus, tout au long de sa vie terrestre, par ses gestes et ses paroles, n’a cessé de nous apprendre à mieux connaître Dieu : il s’est fait proche de toute personne humaine, sans considération de pureté, de classe sociale ou de perfection religieuse pour nous faire comprendre qu’il aimait de manière absolue et gracieuse tout le monde et que rien ne pouvait l’empêcher de nous considérer comme ses enfants, tout en respectant notre libre arbitre. Comme un parent avec ses enfants, il désire que nos vies soient belles, bonnes, justes, libres, tournées vers les autres. Et lorsque nous n’y arrivons pas, il ne baisse pas les bras, il continue à croire en nous, il nous relève, il nous offre son pardon et nous ouvre un avenir.

La liberté maintenant
Cette vie éternelle que Dieu désire pour nous n’est pas seulement une promesse pour l’après de notre vie terrestre, c’est un cadeau qui nous est offert dès maintenant. Ce n’est pas une récompense pour demain, mais une proposition pour maintenant : nous sommes invités à vivre dès à présent de cette vie éternelle, libérés du péché, du mal et de la mort. Cela peut paraître paradoxal, car nous restons des êtres humains vivants, faillibles, fragiles, imparfaits… Nous ne devenons pas des anges ou des êtres désincarnés, mais cependant nous sommes aussi déjà victorieux du mal et de la mort, nous sommes déjà libérés du pêché qui nous défigure et nous éloigne de l’amour de Dieu et des autres. Nous vivons de cet « au-delà », tout en restant dans le « pas encore » de notre condition humaine. C’est le symbole du vêtement blanc que portent les baptisés au jour de leur baptême : nous sommes nés à la vie éternelle, libérés de la corruption du mal et du péché, création nouvelle tout en restant nous-mêmes, fragiles et toujours capables du pire. Mais nous sommes ces pécheurs pardonnés, capable surtout du meilleur et conscients que le mal n’est pas une fatalité. Il vient nous défigurer mais il ne nous définit pas, nous pouvons le vaincre, c’est déjà fait…

L’amour sans condition
La manière de nous sauver, c’est l’amour donné sans condition. Jésus ne vient pour faire du marchandage avec nous ou pour signer un contrat qui stipulerait que nous devons nous engager dans le chemin de la perfection pour obtenir la récompense de l’amour et de la vie éternelle. Avec Dieu nous rentrons dans le registre de la gratuité. C’est sans condition que Dieu nous aime et nous offre son pardon. Il est tout puissant en amour. Rien ne peut l’empêcher de vouloir le meilleur pour nous. Sinon cela voudrait dire que son amour serait corrélé à notre conduite, et sa puissance serait relative. Ce qui résiste encore à tout cela, c’est notre liberté, car Dieu ne peux pas nous forcer à entrer dans sa logique, qui peut nous sembler tellement folle qu’elle n’est pas prise au sérieux. Mais Dieu ne peut rien faire d’autre que d’attendre patiemment que nous comprenions que cette folie apparente est l’authentique et véritable sagesse. Il est sur le seuil de sa maison et attend notre retour, notre retournement, notre conversion.

Olivier

2026-03-24T11:43:57+01:00

Camp hiver 2026 > les Jeunes Cadets

Les Jeunes Cadets à Larche

Pendant ce camp d’hiver à Larche, les JKD ont vécu des aventures incroyables ! La rencontre avec les mystérieux Agent N et Agent G, à la recherche de jeunes futés pour les aider dans leurs missions « impossibles », a lancé le séjour et le défi a été relevé avec brio.
Au programme : les Jeux Olympiques de jeux de société version géante, où les équipes se sont affrontées dans une ambiance de folie, entre rires, stratégie et bonne humeur. La participation à l’émission « Question pour un champignon » a permis de répondre à toutes sortes de questions et de se concerter pour en gagner d’autres.
Ensuite, le tour du monde avec Marco et Polo a été une belle aventure. Ces derniers cherchaient une personne pour les accompagner… mais au final, ils ont trouvé non pas une mais deux nouvelles recrues pour leurs péripéties !
Le moment le plus mémorable restera la visite des 7 nains, victimes d’un sort de la sorcière qui avait échangé chaque nain avec un autre. Toute la journée, les Jeunes Cadets ont tout fait pour aider chacun à retrouver sa personnalité. Les nains, eux, ont dû faire semblant d’être tous unis en prenant une photo avec leur groupe de ski pour tromper la sorcière. Puis, pour lui faire plaisir, de gigantesques miroirs ont été construits dans la neige… ce qui a fini en énorme bataille de pommes empoisonnées ! Grâce à l’esprit d’équipe des JKD’s, les nains ont finalement retrouvé leur véritable identité.
Entre descentes en ski, batailles de boules de neige et activités en équipe, le courage, l’énergie et la solidarité ont été au rendez-vous. La semaine s’est terminée par un grand ménage, la préparation des valises et un dernier au revoir à Larche avant de repartir à Marseille, le cœur rempli de souvenirs !
Merci à nos Jeunes Cadets d’être aussi formidables et toujours de bonne humeur, nous avons hâte de vous retrouver au camp de Pâques !

Joséphine & Louca

2026-03-24T11:51:05+01:00

L’Évangile du mois d’avril 2026

L’Évangile du mois sera proclamé le jour de Pâques. Christ ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient à la tombe très tôt le matin, quand il fait encore noir, et elle voit que la pierre a été retirée du tombeau. Alors elle part en courant et arrive chez Simon-Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait. Et elle leur dit : « Le Seigneur a été enlevé de la tombe et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre sort aussitôt avec l’autre disciple, et ils vont à la tombe. Ils courent tous les deux, et l’autre disciple, qui court plus vite, arrive avant Pierre à la tombe. Là il se penche et voit les linges tombés à plat, mais il n’entre pas. Pierre arrive alors derrière lui et pénètre dans la tombe ; lui aussi voit les linges posés à plat. Le suaire qui enveloppait la tête n’est pas posé avec les linges, mais à part : il est roulé à un autre endroit. Alors entre l’autre disciple, celui qui est arrivé le premier à la tombe ; il voit et il croit. C’est qu’ils n’avaient pas encore compris l’Écriture : « il fallait » qu’il ressuscite d’entre les morts !

Le contexte
Le vendredi soir, Jésus est mort et mis au tombeau. Le dimanche matin, Marie-Madeleine, une de celles qui a suivi Jésus jusqu’à sa mort en croix retourne au tombeau. Cet Évangile est la première partie du récit. La suite racontera la rencontre de Marie-Madeleine avec celui qu’elle prend pour le gardien mais qui n’est autre que Jésus lui-même.

Le premier jour de la semaine…
Cette indication temporelle rappelle le premier récit de la création, comme si un nouveau monde apparaissait. Marie-Madeleine est en marche alors que le jour n’est pas levé. La lumière ne brille pas encore en elle. C’est compréhensible puisqu’elle part à la rencontre d’un cadavre. De même que la parole divine fait la lumière au commencement du monde, de même, il faudra une parole pour que Marie-Madeleine reconnaisse le Ressuscité. Cette scène évangélique inaugure une nouvelle création.

Pas de preuve…
Pour nous parler de la résurrection de Jésus, Jean insiste sur la pierre qui a été retirée et sur l’absence du corps. Ces indices sont à priori bien minces pour prouver cette résurrection. Autant dire que les éléments matériels ne suffiront pas pour conclure quoique ce soit. Il faudra la foi…

La réaction de Marie-Madeleine…
Marie-Madeleine voit que la pierre a été enlevée, elle ne va pas plus loin dans son observation. Revient alors une question sans cesse évoquée dans les évangiles à propos de Jésus : D’où vient-il ? Où est-il ? Son absence est une énigme que le temps lèvera mais pour elle, il n’est pas question de résurrection, elle en est à un possible enlèvement.

Il vit et il crut…
La foi du disciple repose sur la constatation d’un fait mais il lui manque encore la rencontre du Seigneur pour se déployer et devenir missionnaire. Le tombeau ouvert témoigne d’une absence (pas de corps) mais aussi d’une présence (Il est ressuscité !) plus forte puisqu’elle suscite la foi. Autrement dit, le disciple voit l’absence mais il croit en la présence. Entre le voir et le croire, il y a une part d’inexplicable, d’inouï. C’est pourquoi, Pierre et Jean s’en retournent chez eux comme pour indiquer que la révélation est inachevée et qu’elle n’a pas encore sur eux les effets qu’elle produira plus tard.

Pour actualiser…
Nous qui lisons ce passage aujourd’hui, nous aimerions dire à Pierre et à l’autre disciple Jean : « Mais, vous ne comprenez donc pas, Jésus est ressuscité, allez l’annoncer au monde entier, ne perdez pas de temps. » Or, ils semblent bien lents à croire. Cela ne devrait pas tant nous étonner que cela. Ne sommes-nous comme eux ? Nous savons depuis près de deux mille ans que le Christ est ressuscité. Nous aussi, nous balbutions dans notre foi. Avouons-le, nous ne sommes pas plus malins que Pierre et Jean. Nous avons tant de mal à croire en cette résurrection. Nous avons tant de mal à nous laisser transformer au quotidien par cette si grande nouvelle… La mort est morte, elle est ce passage que Jésus a emprunté le premier !
N’ayons pas peur…
…de transmettre ce message qui est le cœur de notre foi : Aucune situation humaine est sans issue, rien n’est jamais totalement « foutu ».
Confiné dans son tombeau, Jésus s’en délivre et par la même occasion, il nous invite à sortir des nôtres, de nos nostalgies, de nos idées noires, de notre découragement.

Didier Rocca

Christ est ressuscité.
La mort est morte. 

Un avenir est toujours possible. 

Rien n’est jamais foutu.
Alléluia ! 

Christ est vivant et chacun de nous avec Lui !

2026-03-24T11:46:16+01:00

Camp hiver 2026 > les Cadets

Les Cadets à Larche

On a passé un camp incroyable. La neige était super bonne, les conditions étaient top et on a vraiment très bien skié toute la semaine. Tout le monde a progressé, même Paul qui est revenu avec une jambe abimée, mais qui a quand même très bien skié, respect. Le groupe des Verts a fait un truc énorme : partis des pistes vertes en début de séjour, ils ont tous réussi à descendre une piste rouge à la fin. On a aussi bien profité en dehors des pistes avec de la luge, de grosses batailles de boules de neige et Joseph qui a fait voler son drone au-dessus de Larche pour capturer des photos et des vidéos incroyables vues du ciel.
On a regardé un film très divertissant, mais quand même intéressant, car le lendemain s’est suivie une discussion autour de différentes formes de racisme, d’homophobie et d’autres sujets importants en rapport avec le film. Un échange très intéressant où tout le monde a participé.
Côté veillées, des pirates sont venus pour qu’on les aide à retrouver leur trésor. Deux chats sont aussi venus pour qu’on les aide à retrouver le chemin de leur maison. Mama Nayo n’est pas venu, mais ce sont Mama Rla et Mama Rlo qui sont venus pour nous faire passer un entretien d’embauche afin de recruter les meilleurs pour l’entreprise de Mama Nayo et Mama Rla.
On a aussi fêté le Nouvel An chinois avec Charles, notre ami français, en réalisant tout un tas de défis rebondissants. Le soir s’est suivi d’un plat typique asiatique avec des nouilles, des nems et autres spécialités, préparé par Clémence, Bernard et Olivier, pour nous donner de la force pour le ski. Merci à Bernard et Clémence qui nous ont suivis tout au long de la semaine pour nous préparer les meilleurs plats. Mention spéciale pour la raclette, validée par tout le monde !
C’est le genre de semaine qui rappelle pourquoi on aime les camps de ski à l’Œuvre, intenses, drôles et riches de souvenirs, une semaine pleine de péripéties et de rebondissements.

Mathis

2026-03-24T11:52:59+01:00

Camp hiver 2026 > les Grands Cadets

Les Grands Cadets à Larche

Le jour du départ, rendez-vous vous à 7 h 30 à l’Œuvre pour partir en car, direction Larche avec les BJ’s. À l’arrivée, pique-nique, installation dans les chambres et c’est parti pour aller louer notre matériel de ski. Après ça, nous avons goûté en réfléchissant aux règles de vie à respecter durant le camp, douche et 1er temps libre avec les BJ’s. Les GKD’s ont tout de suite su jouer avec eux : foot, jeux de carte et hula-hoop. Pour finir cette 1re journée, nous avons dîné tous ensemble et les GKD’s ont reçu la visite de ninjas cherchant une relève.
La 1re journée de ski commence tôt : à 7 h les GKD’s sont réveillés pour petit-déjeuner à 7 h 30 et être sur les pistes dès 9 h. Après une belle 1re matinée de ski, nous nous retrouvons pour déjeuner tous ensemble et le ski reprend mais certains entendent l’appel de la Cabane à Jo pour manger une crêpe ou boire un chocolat chaud 🙂 . À 16 h, retour au local à ski et retour au chalet, goûter, douches et temps libre en compagnie des BJ’s durant lequel 3 sportives professionnelles viennent nous faire passer des épreuves pour tester nos compétences aux sports d’hiver. Après leur départ, nous partageons le dîner tous ensemble puis les minions viennent nous voir pour nous former à être des minions avec eux.
La 2e journée de ski commence comme d’habitude dès 7 h : petit-dèj et départ pour la station du Sauze. Les GKD’s profitent de leur 2e journée de ski, interrompue par le déjeuner en commun. Mais Roxane, animatrice, se fait rentrer dedans part un autre skieur et part en ambulance 🙁 . Le ski s’arrête là pour elle mais pas le camp. Au retour, vers 16 h 30, goûter, douches et visite de 2 pingouins venu nous demander de l’aide pour pêcher leurs poissons. Les GKD’s préparent également un dessert surprise : un tiramisu. Après le dîner, c’est au tour des zinzins de l’espace de nous rendre visite pour réfléchir à notre société en s’amusant.
Pour la 3e journée de ski, les GKD se régalèrent comme d’habitude sur les pistes. Le soir, après la dégustation d’une bonne raclette et du tiramisu préparé la veille, les GKD’s et les BJ’s regardèrent l’histoire du méchant Gru et des mignons essayant de voler la lune.
Le 4e et dernier jour de ski se passe encore à merveille. Le soir, après avoir rendu le matériel de ski, fait le ménage et partagé le dernier repas, les skieurs rendent visite aux GKD’s et aux BJ’s pour qu’ils les aident à trouver la bonne piste.
Le dernier réveil est très tôt et le petit déjeuner se prend debout pour nous permettre de partir à 8 h. Quatre heures de route plus tard, tout le monde arrive à l’Œuvre. Après un magnifique et fatigant camp, les GKD’s et les BJ’s rentrèrent chez eux épanouis et ravis.

Théophile & Vadim

2026-03-24T11:54:59+01:00