Olivier

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Camp été 2026 > les Cadets

Les Cadets autour du lac de Serre-Ponçon

On est partis pour vivre deux semaines ensemble autour du lac de Serre-Ponçon, et finalement, il s’est passé beaucoup plus de choses que prévu. Des journées remplies, des veillées pleines d’émotions, des moments où tout le monde était KO… et d’autres où il fallait improviser (les orages nous ont guettés). Entre les activités, les repas, les services, les jeux des enfants et tous les moments de vie, chacun a apporté sa touche à ce camp.
Notre périple a commencé à Embrun, dans le premier camping (trés silencieux) avec au programme : accrobranche, paintball, aquaparc… C’est lors de ces premiers jours qu’on a tous appris a se connaitre ou se retrouver à travers des jeux de connaissance, les jeux organisés par les enfants et les bons p’tits plats de Marc, Véro et Stan !
Direction l’autre côté du lac, dans le deuxième camping, en commençant par une rando annulée par le mauvais temps (mais rattrapée par une belle discussion à la belle étoile autour du sujet : « être soi-même ». Le lendemain, pas le temps de se reposer, direction le rafting ! On a découvert les gorges cachées aux alentours de Serre-Ponçon à travers une descente extrême !
On arrive malheureusement au dernier camping, l’ambiance est au max et cette dernière partie est directement annoncée par l’arrivée de Bad Bunny et son ennemi Donald Trump qui viennent passer la journée avec nous pour nous faire découvrir l’Amérique (accompagnés de Charles, Momo, Nasser, Rosalia et Zilia). On finit cette belle aventure avec des tours de bouée tractée, une petite randonnée et une magnifique nuit à la belle étoile 😉
Alors, merci les cadets, merci pour cette belle aventure, les baignades inoubliables, les fou-rires interminables, les bracelets, les showcases et tout ces souvenirs ineffaçables ! On se capte à l’Œuvre 🙂

Joseph

2026-08-19T13:16:48+02:00

Lettre du Villard – Août 2026

Le 15 août 2026

Cher ami,
Nous ne vous remercierons jamais assez d’avoir pris le temps, sitôt de retour de Shanghai, de venir nous marquer votre amitié en nous rendant visite au Villard. Nous ne doutons pas que vous ayez eu plaisir à retrouver ce hameau auquel vous rattachent tant de souvenirs, mais vous avez pu voir aussi à quel point nous étions touchés que vous soyez à ce point heureux de nous revoir. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’impression de compter pour d’autres ! Nous vivons si souvent à côté les uns des autres, dans des relations d’indifférence ou d’intérêt ! On regarde, certes, parfois dans la même direction, mais on oublie souvent de se regarder l’un l’autre1. Je ne suis pas certain que Saint Ex’ ait perçu toute la complexité des relations humaines. Vous avez donc retrouvé l’univers social et professionnel qui est le vôtre, avec des responsabilités encore plus importantes que par le passé. C’est un point, m’avez-vous dit, qui vous inquiète un peu. Après avoir pendant plus d’un an travaillé en Chine dans un monde industriel et sans états d’âme, vous craignez, en effet, d’être maintenant en face de collaborateurs qui intéressent moins la réussite professionnelle que le fait de disposer d’un niveau de revenu leur permettant de vivre sans se créer trop d’obligations. Vous aviez déjà évoqué la question avec les amis du Villard avant de partir pour Shanghai ; l’ami Béraud avait relevé qu’il n’était pas déraisonnable de se satisfaire d’une certaine qualité de vie, plutôt que de s’épuiser à chercher à atteindre un niveau de vie supérieur au prix d’efforts dont on n’est pas certain du résultat ; Mimiquet avait renchéri, en affirmant qu’en agitant le hochet de l’espoir d’une ascension sociale, ceux qui sont en haut de l’échelle accentuent l’exploitation de ceux qui sont en bas. Les braves gens, avait-il continué, ont besoin de croire en un avenir meilleur auquel ils espèrent accéder en appuyant toujours plus fort sur les pédales du vélo. Il avait, ce disant, provoqué Gastinel qui pense et dit tout haut, que l’homme doit avoir le culte de l’effort qui lui permet de vaincre ce qu’il appelle la pesanteur de sa condition, d’affûter sa curiosité, de prendre du recul et d’innover. Cela a bien fait rire Béraud qui doute que le culte de l’effort rende clairvoyant un sot intrinsèque ; il est cependant bien conscient qu’il n’y a rien de plus efficace pour stagner que de garder les deux pieds dans le même sabot. Nous nous étions interrogés sur ce qui pouvait provoquer cet « aquoibonisme »2. Gastinel s’est demandé s’il ne s’agit pas d’une des armes idéologiques des lénino-trotskystes qui entendraient ainsi alanguir l’Occident. « Depuis plus d’un siècle, fit-il, ces braves gens n’ont d’autre but que de, sans paraître y toucher, nous affaiblir en créant au plan international des contraintes dont ils se jouent et en tirant tout le parti possible de notre infinie aptitude à avoir mauvaise conscience. On doit à leurs idéologues tout un courant de pensée dont on a pris conscience en 1968 et qui entend maintenant exercer son magistère sur notre société. » Beraud doute un peu que les épigones3 de Lénine aient une stratégie aussi élaborée mais convient que leur détermination à nous affaiblir paraît rester intacte. Il a pris l’exemple de la guerre en Ukraine qui s’accompagne de menaces voilées à l’égard des pays avoisinants, des tentatives de déstabilisation de la région et des risques d’intervention dans les processus démocratiques occidentaux. Vous vous demandez si on n’exagère pas ce risque, précisément parce que la culture démocratique de l’Occident, à laquelle les Chinois, les Russes et, globalement, le reste du monde n’a pas su accéder, vous paraît pouvoir l’en prémunir. Vous nous disiez il y a peu que ce conflit d’Ukraine, qui n’en finit plus, pour des raisons qu’on ne cerne pas bien, intéresse nettement moins les Chinois que celui qui clapote dans les eaux du détroit d’Ormuz. Et ce, ajoutez-vous, alors que la cause d’origine, qui était la terreur qu’inspirent les progrès du nucléaire militaire iranien, n’a toujours pas été traitée ! Le développement qu’a connu la Chine, notiez-vous, lui a créé une dépendance qu’elle cherche à satisfaire en important du pétrole, mais aussi en achetant ou en louant des terres à l’extérieur de son territoire pour y cultiver les produits agricoles dont elle a besoin. Et, disiez-vous, ce sont là deux exemples que tout le monde connaît, mais il est vraisemblable qu’elle cherche à s’approprier des ressources en d‘autres domaines, tel que celui des terres rares. Beraud lui a fait remarquer qu’autrefois cette politique était celle des occidentaux qui ne s’interdisaient pas, sous couvert de civiliser les « races inférieures », selon l’expression de Jules Ferry4, de s’approprier une partie des richesses naturelles du reste du monde. « Cette prétention était inconséquente, fit Gastinel, car on pouvait bien s’imaginer que lorsqu’on aurait ouvert les yeux des “races inférieures”, elles n’auraient de cesse de se débarrasser de nous. » Beraud lui a fait remarquer que la quête du Graal représentait certainement moins de difficulté que la recherche d’une cohérence dans nos politiques publiques ; il a appuyé son propos en mentionnant les impasses dans lesquelles nous propulsent des réglementations qui ont des effets antagonistes ; on a certainement de bonnes raisons d’interdire dans certains secteurs la pose de volets ou de ne pas trop désherber au nom de la biodiversité, mais on oublie que les logements sont moins bien protégés du chaud ou du froid et que les herbes folles et les taillis s’enflamment avec enthousiasme au premier mégot. « C’est marrant, fit Mimiquet : on lit sur les autoroutes Mégot jeté, forêt brûlée, mais les voitures neuves n’ont plus de cendriers pour décourager le tabagisme ; cherchez l’erreur ! »
Lors de votre bref passage au Villard, vous avez pu remarquer que nos amis continuent d’ergoter pour un oui comme pour un non et de tenir, sans trop y croire eux-mêmes, des propos un peu excessifs ; ils ne changent pas. Je ne serais pas surpris que ce soit pour cela, pour nos idées à temps et à contre-temps, que vous continuez de bien nous aimer.
Nous vous souhaitons un agréable retour dans ce qui est votre « vraie vie ».

P. Deladret

  1. Cf « Aimer, ce n’est point nous regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction », A. de Saint Exupéry, Terre des hommes, Œuvre autobiographique, 1939.
  2. Tournure d’esprit ayant pour effet de faire douter de l’utilité d’agir.
  3. L’épigone est un disciple sans imagination.
  4. « Les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures », Jules Ferry, Discours à la Chambre, 28 juillet 1885.
2026-08-19T13:09:00+02:00

Camp été 2026 > les Grands Cadets

Les Grands Cadets en Espagne et dans les Pyrénées

Pendant deux semaines, on a vécu un camp de malade avec un groupe vraiment au top. Entre la France et l’Espagne, on s’est posés dans quatre campings différents. Bon, il faut avouer que le deuxième camping était un peu horrible, mais au final ça a juste rendu l’expérience encore plus drôle et on a tous kiffé du début à la fin !
Côté sensations et activités, on n’a pas chômé : on s’est attaqués aux rapides en rafting et en canyoning, on est allés s’éclater à Port Aventura, et on a profité à fond de la plage, du soleil et des balades à Salou. On s’est aussi fait un beau programme culturel avec la Cité des Sciences et l’Aquarium de Valence.
Sur le camp, l’ambiance était là tous les jours. On a fait plein de jeux, dont deux super journées à thème (une sur le Mariage et un autre dans l’univers de Tintin). On a aussi pris le temps de faire deux messes ensemble et d’apporter notre contribution à la nature en ramassant les déchets sur nos passages.
En bref : deux semaines d’aventures, de découvertes, de fous rires et de super moments partagés tous ensemble. Merci encore à tous et toutes pour ce camp merveilleux !

Mathilde

2026-08-19T13:19:21+02:00

Lettre du Villard – Mai 2026

Le 15 mai 2026

Cher expatrié,
Nous sommes doublement heureux d’apprendre que votre retour en France est confirmé et que vous pourrez vous rendre au Villard pour la fête du 15 août. Les semaines qui vous séparent du jour de votre départ de Chine sont assez occupées, nous dites-vous, par les réceptions d’adieux auxquelles vous êtes conviés par les relations que vous vous êtes faites à Shanghai. Je crois comprendre, cependant, que vous n’êtes pas mécontent de retourner « en terre gauloise » comme vous dites. Vous êtes un peu lassé de la vie dans cette ville, où, au fil des mois, vous devenez moins sensible au pittoresque et au dépaysement. À la lecture de vos lettres, je crois également comprendre que vous ressentez un effacement croissant de l’apparence de démocratie qui paraissait jusqu’alors convenir au régime. Les relations que vous avez établies avec les personnes qui constituent les cercles dans lesquels vous avez évolué vous semblent en outre de plus en plus factices. Cela ne me surprend pas car les départs, les ruptures, sont, que l’on soit en Chine ou en France, et quel que soit le domaine, professionnel, amical, associatif, l’occasion de « mises en perspective », comme on dit maintenant. On apprécie alors mieux l’étendue réelle du champ des personnes qui comptent pour nous et pour qui nous comptons ; on distingue mieux ceux qui nous fréquentaient, ou que nous fréquentions, faute de mieux, en quelque sorte, par besoin de sociabilité. On repère mieux ceux que Mimiquet appelle les « adolphins », en référence à l’Adolphin que, dans Manon des sources1, le curé évoque pour parler de ceux qu’on ne voit que lorsqu’ils ont besoin de vous . Cette année d’éloignement nous a apporté la confirmation – mais en doutions-nous ? – que notre relation ne devait rien au besoin d’occuper du temps ni à l’intérêt. Même si vous vous êtes tenu informé de ce qui se passe ici, je crains que vous ne soyez un peu décontenancé par l’évolution de l’ambiance de notre société. L’ami Gastinel, chez qui nous prenions hier l’apéritif, a relevé qu’il percevait une dureté nouvelle dans les rapports sociaux, un climat fait d’agressivité, de mise en cause permanente, et qu’il avait l’impression de se replier de façon involontaire sur lui-même, en quelque sorte pour se protéger de ce qui le blessait. Beraud partage assez ce ressenti mais se demande s’il ne résulte pas de l’audience donnée aux opinions généralement excessives que véhiculent les réseaux sociaux.
L’audience donnée aux opinions que véhiculent les réseaux sociaux
Poulenc, qui nous montrait les photos d’un voyage dont il revenait, a fait remarquer qu’il était assez normal qu’on tombe souvent sur des propos excessifs sur les réseaux sociaux, car qui s’y complait sinon ceux qui ne veulent pas entendre que leur vérité n’est peut-être pas La Vérité. Mimiquet, qui venait de faucher notre pré et s’était joint à nous, a tenu un discours nettement plus tranché, qui nous a un peu troublés : « Il faudra vous y faire ! Le monde policé, au moins en apparence, que nous avons connu ne reviendra plus. Il a été bien entendu qu’il était interdit d’interdire et tout un chacun s’estime en droit de dire ce qui lui plaît, de la façon qui lui plaît. L’esprit de Mai 68 était, en un certain sens, un privilège de caste ; il s’est en quelque sorte démocratisé. » Beraud lui a fait remarquer que, sans l’informatique qui s’est généralisée depuis, la diffusion de cette pensée aurait sans doute pris plus de temps, mais qu’effectivement nous en étions à un stade où invoquer les contraintes du contrat social devenait pratiquement attentatoire aux libertés. « Vous permettrez, dit Gastinel, que je fasse entendre ma différence, comme on dit aujourd’hui, par rapport à votre propos, car vous ne nous ferez pas croire qu’on puisse aujourd’hui dire ce qui ne va pas dans le sens de la pensée dominante ou qui n’agrée pas à telle ou telle catégorie de personnes dont on craint les réactions violentes. La sortie du film2 sur l’assassinat de ce professeur dont l’enseignement n’a pas convenu à des familles d’élèves, montre le décalage culturel qui fait que certains ne se contentent pas de refuser d’entendre les opinions qu’ils ne partagent pas mais transposent en outre dans notre société des pratiques qui lui sont étrangères. » Béraud a ajouté « Soyons charitables : ne parlons pas de la pleutrerie de ceux qui étaient responsables de ce pauvre homme et qui l’ont laissé tomber, pour ne pas faire de vagues, pour ne pas paraître vouloir influencer les élèves… On pousse la poussière sous le tapis en feignant de croire qu’elle se tassera ou s’évaporera. » Je leur ai rappelé le mot d’Henri Queuille, plusieurs fois Président du Conseil. « Il n’est pas un problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. »
Pousser la poussière sous le tapis
On attend, en faisant le moins de vagues possibles, en déclarant que « ça finira bien par s’arranger », sans trop y croire, mais pour avoir la paix. « On est dans le déni, dit Poulenc ; on feint bien souvent de croire que les faits prendront le sens qu’on souhaite, même si la logique le condamne. Les exemples sont multiples, depuis les unions matrimoniales « mal assorties », jusqu’aux traités internationaux de libre échange comme le Mercosur qu’on a signé sans savoir où cela nous mènerait ou celui qui vient d’être conclu avec l’Inde. » Béraud a fait remarquer que le déni n’était certes pas une attitude courageuse, mais que si cela permettait de maintenir la paix sociale, ce n’était pas un effet négligeable et que, par ailleurs, pour les casuistes qui savent distinguer diverses catégories de mensonges, il n’est peut-être pas à exclure que le fait de pousser la poussière sous le tapis ne puisse pas être considéré comme une prise de décision… différée. La bronca qu’ont soulevé ses propos l’a conduit à se tirer d’affaire par une pirouette en déclarant : « À propos de poussière, savez-vous ce qu’en dit Alexandre Vialatte ? L’homme n’est que poussière… C’est dire l’importance du plumeau ! »
Soyez rassuré, nous ferons en sorte de bien nous tenir lorsque vous viendrez nous voir. D’ici là, veillez à ne rien oublier à Shangaï car vos amis chinois sont certainement capables de vous renvoyer, en port dû, la poussière que vous auriez oubliée sous votre natte.
À nos marques habituelles d’amitié s’ajoutent nos souhaits de bon voyage !

P. Deladret

  1. Manon des sources, film de Marcel Pagnol, 1952 (dont le scénario est à l’origine du roman publié en 1962).
  2. L’abandon, film de Vincent Garenk, 2026.
2026-05-25T09:08:09+02:00

Édito juin 2026 > Dieu comme un soleil

Pour comprendre ce qu’est l’Esprit Saint – le Verbe de Dieu, sa puissance d’amour, cette manière de l’appréhender comme présence au cœur de notre vie – je vous propose une comparaison avec le Soleil. Elle est sans doute un peu simpliste et limitée, mais elle peut nous aider à appréhender ce à quoi les chrétiens croient. Le Soleil, force d’énergie considérable, est à la source de la vie et de toute l’énergie de notre planète, comme de celle des autres éléments de notre système solaire. Ce qui permet d’avoir de l’énergie et de la vie sur Terre provient de différents cycles de transformation : la photosynthèse et d’autres processus qui produisent l’oxygène , le pétrole, le gaz, le charbon, les déplacements des plaques tectoniques, les mouvements de l’eau et des masses d’air, qui ont tous leur origine dans les apports énergétiques du Soleil… Les êtres humains sont le résultat d’une évolution longue et magnifique qui n’aurait pas pu avoir lieu sans l’énergie première qui vient du Soleil. Que nous respirions, que nous nous nourrissions ou que nous utilisions un appareil électrique ou thermique, nous puisons dans cette énergie. Cela peut nous aider à comprendre comment les croyants appréhendent l’action de Dieu : Il est source de vie, d’amour, de force. Il ne décide pas de tout ce qui se passe, mais il ne cesse de fournir son énergie, tout en nous laissant libre de l’utiliser et d’en faire le meilleur usage possible. Cette énergie, nous pouvons la nommer avec des mots religieux : l’amour de Dieu, la puissance de Dieu, le Verbe de Dieu, l’Esprit Saint.

Amour sans frontière
Cette manière de voir les choses peut aussi nous permettre de comprendre que l’amour de Dieu n’a pas de frontières. Partout où nous voyons les fruits de l’énergie, nous pouvons revenir à la source première qu’est le Soleil. Il en va de même pour l’Esprit Saint : partout où nous sommes témoins de fraternité, de justice, de solidarité, d’amour, nous pouvons discerner l’action de l’amour de Dieu. Nous ne pouvons imposer cette vision à ceux qui ne partagent pas nos références religieuses, mais nous sommes en droit, avec le regard de la foi, de reconnaître cette présence au cœur de tous, qu’ils soient croyants ou non, qu’ils s’inscrivent dans une religion ou dans une autre… Nous croyons que c’est à la même source que nous puisons nos capacités d’aimer et nos forces de vie. Certains expriment cela par des mots religieux, d’autres par ce qu’ils appellent les valeurs ou les principes, qu’ils soient humanistes ou philosophiques.

Les religions seraient-elles nocives ?
On peut alors se demander pourquoi on se casse la tête à mettre des mots religieux sur cette réalité, pourquoi on organise des structures humaines pour expliciter cette énergie, pourquoi on propose des rites et un culte au nom de cet amour de Dieu ? Quand on regarde l’histoire de l’humanité, on voit que souvent les religions ont été instrumentalisées au service d’idéologies qui n’avaient de religieuses que le nom et qui ne cherchaient pas le bonheur et l’épanouissement des femmes et des hommes qui y croyaient. Combien de manipulations, de génocides et d’atrocités ont été commises au nom de Dieu et des religions… Les religions sont gérées par des hommes, qui sont par nature faillibles et fragiles. Si elles ont été source de malheurs pour certains, ce n’est pas la nature de la religion ou de la divinité qui en est la cause, mais c’est la capacité de l’être humain à dévoyer les plus belles choses pour assouvir des désirs de conquêtes, de pouvoir, de vengeance, de violence. Les hommes ont instrumentalisé les religions parce qu’ils savaient qu’ils pouvaient profiter de la vulnérabilité de ceux qui étaient dans une démarche de foi et de confiance, mais ils auraient trouvé d’autres leviers que la religion pour arriver à leurs fins.

Les religions, moyen d’incarner l’amour…
Si des rites et des structures existent encore pour accompagner la vie des croyants, c’est parce qu’en tant qu’humains, nous avons besoin de concrétiser ce que nous vivons intérieurement. Si la foi ne s’incarne pas, elle risque de s’éteindre. On ne peut se contenter d’aimer quelqu’un de manière uniquement sentimentale ; si l’amour ne passe pas par des mots, des gestes, des contacts, alors il s’étiole. Pour vivre notre foi, c’est pareil : nous avons besoin de nous retrouver pour célébrer et comprendre physiquement cette présence d’amour qui vient de Dieu. Cela nous aide à prolonger notre pratique spirituelle par un passage à l’acte : une foi sans action n’est rien, une pratique rituelle sans pratique fraternelle et solidaire n’est que du vent. Comme l’énergie n’est palpable que dans ce qu’elle produit, l’amour se révèle par ce qu’il produit dans le cœur des hommes et dans ce qu’il fait poser comme gestes. On ne peut pas distinguer l’amour en tant que tel, mais on en voit le résultat dans la vie des gens, dans les interactions humaines, dans les capacités de don, de gratuité, de sacrifice qu’il engendre.

Olivier

2026-05-25T08:47:46+02:00

L’Évangile du mois de juin 2026

Nous lirons ce passage le 28 juin, le dernier dimanche d’ouverture de l’Œuvre.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

Jésus disait aussi à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Le contexte
Cet extrait de l’Évangile selon saint Matthieu s’inscrit dans un discours de Jésus auprès de ses disciples et même ici auprès du cercle restreint des Douze.
Des disciples

face à l’adversité
La venue de Jésus de façon tout à fait paradoxale devient un lieu de contestation et d’opposition. C’est tout de même étonnant alors qu’il prêche l’amour du prochain et même des ennemis.
Les adversaires aux disciples du Christ seront nombreux, jusqu’au sein de son cercle le plus proche et même dans sa famille. Ils viennent de toute part, les partisans d’Hérode, les pharisiens, les zélotes… L’adhésion au Christ provoquera et provoque encore des persécutions. C’est ainsi que le disciple sera parfois confronté à un choix difficile, un conflit de loyauté : le Christ ou sa famille. Entre la pauvreté évangélique et le patrimoine, entre le chemin sinueux et sa propre maison, entre la vérité de la croix et un semblant de paix. C’est ce que développent les versets suivants.
Ce n’est pas bien sûr que Jésus veuille la guerre mais se positionner pour ou contre lui, pour ou contre son discours, sépare ceux qui adhérent à sa personne avec les autres.

À cause de moi
En apportant ce glaive « malgré lui » ou « à cause de son nom », Jésus ne prêche pas la pertinence de la guerre sainte ou juste, de la nécessité des conflits. Il n’entre pas dans une logique de haine. Jésus suggère qu’il faut encore aimer et non haïr ces proches qui ont rejeté celui ou celle qui a préféré le Christ : ce fils ou cette fille, ce père ou cette mère. Il ne s’agit pas d’opposer l’amour du Christ à la haine des parents, mais de continuer à aimer. Cependant, le salut et le bonheur du disciple ne sont plus au sein du cercle familial, mais dans le Christ. Pour la mission des Apôtres, il y a un choix radical à faire : perdre son lieu de vie habituel, à cause du Christ, pour y gagner le salut.

Prophète et juste
Le fait de quitter sa famille, son village n’est pas un choix pour la solitude. Le Christ s’identifie à ce disciple qui l’a préféré : Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Ce faisant, le discours exige des autres disciples à devenir une maison, une nouvelle famille pour celui qui a tout perdu aux yeux des hommes : son nom et son patrimoine. Ce dernier reçoit le qualificatif de prophète et de juste. Deux termes qui riment avec « persécuté » et font écho au risque missionnaire et à la fidélité en Christ. Cette insistance à accueillir le rejeté à cause de sa foi, et à subir par voie de conséquences la colère d’une famille, évoque probablement, au temps de Matthieu, les réticences de certains apôtres et disciples à faire preuve d’une telle charité envers l’un des ces petits qui ont tout perdu.

« Il ne perdra pas sa récompense »
Nous sommes parfois gênés lorsque Jésus parle de récompense. Il y aurait dans ces propos une forme d’infantilisation malsaine. Une forme de retour à une théologie du mérite : Si tu es gentil, tu auras une récompense. À chacun de comprendre que la récompense, c’est la joie de recevoir Jésus, son salut, son amour.

Didier Rocca

2026-05-25T09:06:23+02:00

Camp printemps 2026 > les Benjamins

Les Benjamins à Carabelle

Comme toujours les Benjamins ont durant ce camp partagé de super aventures et souvenirs !
Ils ont su montrer aux inspecteurs de l’Éducation nationale et aux parents Simpson qu’ils sont de super enfants motivés et obéissants, puis ont départagé dans les règles de l’art les humains et les vampires, et les requins et les surfeurs. Les BJ’s ont également tagué une magnifique fresque, aidé un roi à déménager tout son château en sécurité et appris à pratiquer les arts martiaux.
Comme à chaque camp, ils ont rejoint la team Scooby pour résoudre un nouveau mystère : la Poupée hantée Indienne. Les Benjamins ont enquêté, se sont déguisés, ont cherché et ont mis en place des pièges, mais ce qui leur a vraiment permis d’élucider ce mystère, c’est leur débat sur la bienveillance. Chacun a montré une belle remise en question qui a permis de comprendre que la méchanceté de la poupée avait comme origine le rejet et la cruauté. Ainsi ils ont pu la démasquer et lui montrer que les Benjamins sont un groupe bienveillant.
Bien évidemment, ils n’ont pas oublié de se prélasser au bord de la piscine pour bien se reposer après toutes ces aventures. À bientôt chers Benjamins pour le Grand Camp !

Matilde

2026-04-27T19:18:35+02:00

Lettre du Villard – Avril 2026

Le 15 avril 2026

Bien cher ami,
Nous sommes heureux d’apprendre que votre retour vers notre « petit cap au bout de l’Asie », comme disait Paul Valéry, est confirmé. Vous n’en connaissez pas la date précise, mais vous craignez de ne pouvoir faire un petit crochet par le Villard avant de retrouver vos activités. Nous en sommes, vous vous en doutez, un peu attristés ; vous vous doutez bien, également, que nous sommes convaincus que, si ce devait être le cas, nous n’interpréterions pas cela comme une marque d’indifférence de votre part. Mais nous le regretterions ! Que voulez-vous… Nous craignons tant maintenant que les occasions perdues ne se représentent plus !
« Le temps perdu ne se rattrape jamais ! », émit sentencieusement le colonel Gastinel avec qui nous étions allés rendre visite, accompagnés de Mimiquet, à l’ami Béraud qui avait « pris un coup de froid ». Notre ami dolent, qui garde l’esprit vif, a ajouté en complétant la citation de Jules Renard « Alors, continuons de ne rien faire… » Pour aller dans le sens de Gastinel, j’ai noté qu’il a pu nous arriver d’utiliser cette expression, mais sans toujours y accorder trop d’importance, parce que nous pensions, en fait, que ce que nous aurions pu faire dans ce laps de temps, pourrait trouver à se réaliser en d’autres occasions. « Mais il arrive une heure, n’est-ce pas, où on est de moins en moins certain de pouvoir rejouer la partie. Cela dit, on ne parle généralement de temps perdu que lorsqu’on a conscience d’avoir laissé filer un temps qu’on n’a pas su ou voulu bien utiliser. » Beraud n’a pu s’empêcher de rappeler le mot que Suétone1 attribue à l’empereur Titus : « Diem perdidi », c’est-à-dire, j’ai perdu cette journée qui vient de s’écouler sans m’être employé à faire le bien qui était à ma portée. « Ah ! Titus ! coupa Gastinel, goguenard, les délices du genre humain, comme l’appelle votre ami Suétone. Vous plaisantez ! C’est un des grands malfaiteurs de l’Humanité ! Car c’est à cause de lui qu’une partie du monde est encore à feu et à sang ! » Je lui demandai d’expliquer cette diatribe. « Mais, si votre délice du genre humain n’avait pas détruit Jérusalem et contraint les Juifs à la diaspora, ceux-ci seraient restés en Palestine, n’auraient pas lutté ensuite pour retrouver leur “Terre promise” et ne seraient pas en conflit permanent pour la conserver ! Ce qui, par un irréversible effet domino, nous met dans de beaux draps ! »
Un irréversible effet domino
« Votre explication est peut-être un peu courte, glissa Béraud, car rien ne dit que les Hébreux, qui étaient déjà colonisés par les Romains, auraient pu résister à l’expansion de l’islam au viie siècle qui a balayé de la région l’Empire romain d’Orient. Si cela peut vous consoler, cependant, sachez que Titus en a été bien puni, puisque d’après le Talmud de Babylone2, Dieu a envoyé une mouche qui, entrée dans son nez, lui a dévoré le cerveau ! » « Je ne sais pas si vous n’êtes pas un peu cynique, cher ami », glissa à Gastinel la femme de Béraud venu lui apporter une tisane ; « lorsque vous dites que nous sommes dans de beaux draps, vous paraissez ne vous intéresser qu’à ce que l’Europe ressent de la guerre en cours. Les “beaux draps” dans lesquels nous nous trouvons ne servent pour le moment qu’à éponger les sueurs froides que nous éprouvons en payant notre essence ; peut-être deviendront-ils des suaires, en filant la métaphore, si la prolongation de cette guerre affecte plus amplement notre économie. Mais qu’est cela par rapport à ce que doit être la guerre vécue dans sa propre chair ? Je pense que les décennies de paix dont nous avons bénéficié nous empêchent d’imaginer sa réalité. » Son mari reprit : « Avec ce qui a commencé en Ukraine et s’est poursuivi en Iran, nous avons pris l’habitude d’assister à des spectacles de drames, nous sommes devenus observateurs distants de situations que, si nous avions eu les moyens de nos ambitions, nous aurions peut-être jugées inacceptables. Nous en sommes restés au discours qui était attendu pour ne pas paraître trop éloignés des principes que nous affichons, mais nous avons le cœur sec. » Gastinel lui concéda qu’effectivement nous n’espérions qu’une chose, c’est que cela se termine, pour que nous ne risquions pas d’en subir des effets plus douloureux. « Et même, ajouta-t-il, si nous avions eu les moyens de lutter contre l’inacceptable, qu’aurions-nous fait ? Comment des intérêts contraires pourraient-ils déboucher sur une situation équilibrée ? »
le mythe de Sisyphe
« Rien n’est jamais acquis… », continua-t-il en chantonnant, citant le poème d’Aragon3 que Brassens a mis en musique. « Rien n’est jamais acquis et tout est un éternel recommencement ; c’est un peu le mythe de Sisyphe, non ? » Mimiquet l’ayant interrogé pour savoir qui était ce Sisyphe et ayant appris qu’il avait été condamné par les dieux à refaire éternellement la même tâche, remarqua qu’en définitive, en devant balayer chaque jour la poussière qui se déposait inéluctablement sur son sol, il partageait la condition du héros mythologique. « Ça alors, fit-il dubitatif, si on m’avait dit que mon balai faisait de moi un héros ! » « Tu vois, lui dit Béraud, dans ta grande sagesse, tu rejoins Camus car il conclut : Il faut imaginer Sisyphe heureux »4.
Nous espérons que lorsque vous reviendrez de Chine le monde se sera un peu assagi, et que vous pourrez reprendre vos activités dans un contexte, disons normal.
N’oubliez pas de nous envoyer quelques photos de l’escapade que vous faites en ce moment au Viet Nam, dans ce pays où ont pris racine tant de souvenirs de nos familles.
Ce petit mot traduira assez, j’espère, nos pensées les plus amicales.

P. Deladret

  1. Historien latin (vers 70-140).
  2. Cité par Israël Lévy, « La mort de Titus », Revue des études juives, 1887.
  3. Il n’y a pas d’amour heureux, 1943.
  4. Le Mythe de Sisyphe, essai d’Albert Camus, 1942
2026-04-27T19:13:56+02:00

Édito mai 2026 > Dieu très bas

Nous célébrons bientôt, dans la dynamique du temps de Pâques, la fête de l’Ascension du Seigneur. Solennité étonnante, car tout au long de son existence sur terre, Jésus a fait le choix de se faire humble, proche des plus petits, des plus méprisés, des blessés de la vie, des rejetés de la société et de la religion. Il nous a ainsi révélé un visage de Dieu bien différent des représentations traditionnelles, qui insistent sur la gloire, la puissance et l’honneur. D’ailleurs on se figure souvent cette fête comme une glorification.

Retour au Père
Le symbole de l’Ascension est plutôt celui du retour au père, dont la présence est traditionnellement située dans les cieux. C’est par son humilité, son abaissement et sa proximité avec les plus petits de la terre que Jésus s’est montré le plus proche de l’authentique visage de Dieu. Lorsque Jésus partage la vie des plus bas dans l’échelle sociale des hommes, c’est alors qu’il est le plus divin et qu’il se révèle vraiment Dieu incarné. Cela donne tout son sens à cette fête de l’Ascension qui vient couronner la passion et la mort ignominieuse sur la croix : c’est quand il est au plus bas que Jésus est en fait le plus fidèle au projet de Dieu et qu’il incarne le mieux la Bonne Nouvelle chrétienne. L’Ascension n’est pas une récompense mais la continuité de l’incarnation de Jésus qui s’est fait petit, de sa naissance à sa passion sur la croix, et qui se révèle ainsi vraiment Dieu. On pourrait dire que la gloire de Jésus, c’est précisément son humilité, son abaissement, son enfouissement. Il est au plus haut de sa mission et de l’incarnation de Dieu quand il se fait le plus petit et le serviteur de tous.

Révolution
Si nous devions chercher un critère d’authenticité du message chrétien pour justifier le choix de cette voie religieuse parmi d’autres, ce serait, me semble-t-il, dans ce paradoxe apparent que nous le trouverions : le très-haut se révèle dans le plus petit. Les hommes ne sauraient inventer cela. Si nous devions imaginer un personnage qui incarnerait la divinité, nous ferions sans doute ce que font les hommes depuis la nuit des temps : ce serait un être fort et puissant, qui utiliserait les armes du pouvoir pour rétablir la justice et imposer aux hommes de bien agir. Ce serait un super-héros, un roi, un empereur, un président puissant, un justicier. Mais que la puissance de Dieu se révèle dans sa capacité à aimer sans condition, à pardonner, à prendre soin des ceux qui sont aux yeux des hommes les moins « aimables », c’est révolutionnaire, et je me dis que ça ne peut venir que de Dieu lui-même qui s’autocommunique et se révèle dans sa singularité.

Conversion
Il est tout à fait compréhensible que l’immense majorité des juifs du temps de Jésus n’aient pas pu reconnaître dans cet homme humble et modeste le Messie annoncé et attendu. Ils espéraient un libérateur, un roi, mais pas un Messie pauvre, pacifiste, humble et vulnérable. Nous avons aussi parfois du mal à saisir cet aspect vraiment original du message chrétien, et nous résistons à faire notre cette manière de vivre. Il n’est qu’à regarder comment le président des États-Unis réagit aux discours du pape Léon sur la paix. Donald Trump et ses collaborateurs n’ont de cesse de dénigrer et de discréditer le pape lorsque ce qu’il dit ne va pas dans le sens de leur manière de voir les interaction humaines fondées, selon eux, sur la force, la manipulation, la peur et la haine. Selon la logique des hommes, il faut lier la gloire et la puissance, alors que dans la pensée chrétienne, c’est la gloire et la croix qui sont liées, pour reprendre le titre d’une œuvre magistrale du théologien Hans Urs von Baltasar. C’est tout le sens de l’incarnation, de la Bonne Nouvelle chrétienne : la puissance de Dieu se révèle dans sa capacité à aimer, à pardonner, à encourager, à toujours espérer, à croire en l’homme… Et Dieu nous invite à incarner à notre tour cette Bonne Nouvelle dans nos vies et dans nos relations avec les autres.

Olivier

2026-04-27T19:09:47+02:00

Camp printemps 2026 > les Jeunes Cadets

Les Jeunes Cadets à Carabelle

Les Jeunes Cadets sont de retour pour de nouvelles aventures à Carabelle. Un camp rempli de bonne humeur, la dernière ligne droite avant le grand camp ! À peine arrivés, les jeunes ont directement été plongés dans l’univers de l’école d’Avatar, le dernier maître de l’air, où ils ont pu travailler en équipe pour devenir la meilleure classe de l’école. Les JKD ont eu la chance de profiter de quelques moments à la piscine, entre détente et baignade pour les plus courageux ! Au programme également, un grand parcours et une chasse aux chocolats pour aider les lapins de Pâques à retrouver leur récolte. Tous les JKD, très motivés, ont pu manger les chocolats qu’ils avaient retrouvé. Ensuite, une visite très inattendue de Super Nanny et Pascal le grand frère pour les surveiller de plus près. Ils les ont fait travailler sur leur mémoire et leur discipline. Après une bonne nuit de sommeil, les Jeunes Cadets ont retrouvé les 7 nains pour de nouvelles aventures sous le soleil de Carabelle ! Petit problème : un nain parfait qui fait complexer les autres 7 nains. Pour y remédier, les enfants ont participé à des jeux pour lever le masque à ce nain et se rappeler que personne n’est parfait. Il s’en est suivi une discussion sur la question des différences. Ce camp fut une fois de plus une réussite grâce à la météo et surtout la bonne ambiance qui était au rendez-vous ! On attend avec impatience le grand camp de Larche !

Julie & Louison

2026-04-27T19:20:23+02:00